Corps de bébés retrouvés en France : la mère et son compagnon placés en garde à vue

Deux autres enfants du couple, de 8 et de 9 ans, ont été recueillis par des proches.
Résumé
Découverte macabre à Orange
Cinq dépouilles de bébés morts ont été retrouvées dans un appartement situé à Orange, une ville du sud-est de la France, le 10 octobre 2023.
Les ossements de quatre nourrissons et le corps d'un nouveau-né ont été découverts dans cinq boîtes, selon les informations fournies par le parquet de Carpentras.
Cette découverte a déclenché une enquête judiciaire pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans.
Le parquet de Carpentras s'est dessaisi de l'affaire au profit de celui d'Avignon, qui supervise désormais les investigations.
Les dépouilles sont actuellement en cours d'analyse pour déterminer les causes exactes de leur décès.
Gardes à vue du couple
La mère, âgée de 32 ans, a été placée en garde à vue mercredi 11 octobre 2023, à sa sortie d'hôpital.
Elle avait été hospitalisée après avoir accouché dimanche d'un bébé en bonne santé, dans leur domicile situé dans le centre historique d'Orange.
Son compagnon, également placé en garde à vue le même jour, est celui qui a découvert les dépouilles.
Selon les enquêteurs, il aurait été troublé par la découverte tardive de la grossesse de sa compagne, ce qui l'aurait poussé à effectuer des recherches dans l'appartement.
Les deux autres enfants du couple, âgés de 8 et 9 ans, ont été confiés à des proches pour leur sécurité.
Dénis de grossesse répétés
Les enquêteurs ont indiqué que la mère avait déjà fait plusieurs dénis de grossesse, c'est-à-dire qu'elle avait caché ou nié être enceinte, malgré des signes évidents.
Son compagnon a expliqué qu'il n'était pas présent lors de l'accouchement, car il était sorti avec leurs deux autres enfants pour permettre à sa compagne de se reposer, prétendant qu'elle souffrait de douleurs abdominales.
À son retour, le bébé était déjà né.
Ces éléments suggèrent que la grossesse a été dissimulée pendant plusieurs mois, voire toute sa durée.
Les autorités judiciaires ont saisi l'Aide sociale à l'enfance (ASE), un service public français chargé de protéger les mineurs en danger, pour évaluer rapidement la situation familiale.
Protection de l'enfant né
Le parquet a ordonné le placement provisoire du nouveau-né, un garçon né en bonne santé dimanche, afin qu'un juge des enfants puisse statuer sur son avenir.
Cette mesure vise à garantir la sécurité et le bien-être de l'enfant, dans l'attente d'une évaluation complète de la situation familiale par l'ASE.
Le placement provisoire est une procédure judiciaire qui permet de retirer temporairement un enfant de son milieu familial si sa santé ou sa sécurité est menacée.
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une protection renforcée des mineurs, conformément au droit français.
Rappel d'une affaire similaire
Cette affaire rappelle le cas de Dominique Cottrez, une ancienne aide-soignante condamnée en 2015 pour avoir tué huit nouveau-nés dont les corps avaient été retrouvés enterrés dans le jardin de ses parents et dans son garage.
Elle avait été condamnée à neuf ans de prison à l'âge de 51 ans.
Cette affaire avait marqué l'opinion publique en France et soulevé des questions sur la prise en charge des grossesses non désirées ou cachées, ainsi que sur les mécanismes de déni ou de dissimulation.
L'affaire actuelle sera suivie avec une attention particulière en raison de sa gravité et de son contexte familial troublant.
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