GlobalEye : Ottawa a dû faire fi de certaines exigences militaires

Aucun avion radar ne répondant à tous les critères militaires, Ottawa a privilégié les retombées économiques.
Résumé
Contrat de 5 milliards
Le gouvernement canadien a annoncé en mai 2026 l’achat de six avions radar GlobalEye à la firme suédoise Saab pour un montant total de 5 milliards de dollars canadiens.
Ce contrat vise à renforcer les capacités de surveillance à longue distance des Forces armées canadiennes, notamment dans l’Arctique, une région stratégique en raison de son importance géopolitique et de ses ressources naturelles.
Aucun appel d’offres classique n’a été lancé, une décision justifiée par le fait qu’aucun des trois appareils en compétition ne répondait à l’ensemble des exigences militaires canadiennes.
Le GlobalEye a été choisi pour des raisons économiques et politiques, notamment la création d’emplois au Canada dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis.
Sofiya Sapeha, attachée de presse du secrétaire d’État à l’Approvisionnement en matière de défense, a confirmé que le gouvernement fédéral considérait le GlobalEye comme le meilleur compromis disponible.
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