À Aden, le combat inlassable d’un Yéménite pour sauver le dernier temple hindou
Ahmad Abdel Jalil se bat depuis trois décennies pour préserver le dernier lieu de culte hindou dans la ville portuaire d’Aden, où vivait une importante communauté indienne établie au fil de siècles de liens commerciaux avec l’Inde. Mais la guerre dans le pays, les pillages et les procédures judicia…
Résumé
Un temple centenaire
Le temple Shree Hinglaj Mataji Mandir, situé à Aden au Yémen, est le dernier lieu de culte hindou encore debout dans cette ville portuaire.
Construit il y a cent soixante ans sous une cavité rocheuse, au pied d’un volcan dans le quartier historique de Crater, il s’inscrit dans une tradition architecturale religieuse colorée.
Ce temple-grotte doit son nom à un autre sanctuaire hindou célèbre au Pakistan, également creusé dans une grotte près de la rivière Hingol.
À Aden, il est aussi surnommé temple des Banians, en référence aux commerçants hindous du Gujarat, un État de l’ouest de l’Inde.
À l’origine, la ville comptait onze temples hindous et gurdwaras (lieux de culte sikhs), reflétant une époque où Aden était une cité cosmopolite, accueillant des communautés musulmanes, hindoues, zoroastriennes, chrétiennes et juives.
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