Quand la dette faisait rêver
Aujourd’hui source d’inquiétude, la dette fut jadis synonyme de progrès et de liberté. En plongeant dans l’univers de Balzac, Flaubert, Zola et Dickens, notre invité retrace, dans son dernier livre, la naissance de l’"homo economicus", un personnage qui nous gouverne encore.
Résumé
Dette, progrès et liberté
Dans l’imaginaire collectif actuel, la dette est souvent perçue comme une contrainte, voire une menace pour l’équilibre économique.
Pourtant, au XIXe siècle, elle incarnait une promesse de progrès et de liberté.
Cette vision, analysée par le professeur de littérature française Alexandre Péraud dans son ouvrage Le récit économique, s’incarne notamment dans les œuvres de grands écrivains comme Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Émile Zola ou Charles Dickens.
Ces auteurs ont contribué à façonner une représentation de l’homo economicus, un personnage central dans la société bourgeoise et libérale de l’époque.
L’idée que la dette pouvait être un levier d’émancipation, plutôt qu’un fardeau, était alors largement répandue, notamment grâce à l’essor du crédit et des mécanismes financiers modernes.
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