Exigences relatives au règlement sur les fonds monétaires - DOC-2018-05
9.0 La position DOC-2018-05 reprend les guidelines de l'ESMA relatives aux scénarios de simulations de crise (stress tests) dans les fonds monétaires. jeu 21/05/2026 - 12:00 Textes de référence Articles 28 et 37 du règlement (UE) 2017/1131 du Parlement européen et du Conseil du 14....
L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) est l'organisme public français chargé de superviser et réguler les marchés financiers en France. Elle veille à la protection des épargnants, à l'information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés. Dans ce document, l'AMF précise les règles applicables aux fonds monétaires, qui sont des placements financiers à court terme considérés comme peu risqués. Ces fonds collectent l'épargne des particuliers et des entreprises pour l'investir principalement dans des instruments de dette à court terme, comme les obligations d'État ou les titres de créance négociables. Le règlement DOC-2018-05 détaille les obligations que ces fonds doivent respecter pour garantir leur stabilité et protéger les investisseurs.
Le règlement DOC-2018-05 vise à renforcer la résilience des fonds monétaires face aux crises financières. Il impose des règles strictes pour limiter les risques de liquidité, c'est-à-dire la capacité des fonds à rembourser rapidement les épargnants en cas de retrait massif de leurs fonds. Par exemple, le règlement limite la part des actifs peu liquides (comme les obligations à long terme) à 10 % maximum du portefeuille d'un fonds monétaire. Il exige également que les fonds conservent une trésorerie minimale équivalente à 5 % de leurs actifs pour faire face aux demandes de retrait. Ces mesures visent à éviter des situations de panique, comme celle observée lors de la crise financière de 2008, où certains fonds monétaires ont dû suspendre les rachats de parts.
Le document impose aux gestionnaires de fonds monétaires une transparence accrue envers les investisseurs. Ils doivent publier des informations détaillées sur la composition de leur portefeuille, notamment la part des actifs en euros et en devises, ainsi que les risques associés. Par exemple, les fonds doivent indiquer clairement la proportion d'actifs notés AAA (la meilleure note de crédit) et la part des actifs émis par des États ou des entreprises. De plus, les gestionnaires doivent communiquer régulièrement sur la valeur liquidative du fonds, c'est-à-dire le prix de rachat d'une part, qui peut fluctuer en fonction des marchés. Ces règles permettent aux épargnants de mieux évaluer les risques avant d'investir.
Le règlement DOC-2018-05 introduit des mesures pour mieux gérer les risques de taux d'intérêt et de crédit. Par exemple, il limite à 20 % la part des actifs dont la durée résiduelle dépasse 2 ans, afin de réduire l'exposition aux variations des taux d'intérêt. Il impose également aux fonds de diversifier leurs investissements pour éviter de dépendre trop d'un seul émetteur ou secteur. Les gestionnaires doivent mettre en place des stress tests, c'est-à-dire des simulations pour évaluer la capacité du fonds à résister à des chocs économiques, comme une hausse brutale des taux ou une dégradation de la note d'un État. Ces tests doivent être réalisés au moins une fois par an.
L'AMF est chargée de veiller au respect de ces règles et peut sanctionner les fonds ou leurs gestionnaires en cas de manquement. Les sanctions peuvent aller de simples avertissements à des amendes pouvant atteindre plusieurs millions d'euros, voire la suspension de l'agrément du fonds. Par exemple, en 2020, l'AMF a infligé une amende de 1,5 million d'euros à un fonds monétaire pour avoir enfreint les règles de liquidité. Les contrôles de l'AMF s'appuient sur des déclarations trimestrielles obligatoires des fonds, qui doivent détailler leur portefeuille et leur exposition aux risques. Ces déclarations permettent à l'AMF d'identifier rapidement les fonds en difficulté et d'agir en conséquence.

