La valeur verte des logements en France sur les transactions 2024
Les Notaires de France dévoilent leur nouvelle étude sur la valeur verte des logements en France (sur les transactions 2024 et tendances 2025)..
En 2024, la performance énergétique d'un logement influence directement sa valeur sur le marché immobilier français. Ce phénomène, appelé valeur verte, désigne la prime ou la décote accordée à un bien selon son efficacité énergétique. Les logements classés A ou B sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) se vendent plus cher, tandis que ceux classés F ou G (très énergivores) voient leur prix baisser. Le DPE est un document obligatoire lors de la vente ou de la location d'un bien, qui évalue sa consommation d'énergie et son impact environnemental sur une échelle de A (très performant) à G (très énergivore).
Entre 2021 et 2023, la part des logements anciens très énergivores (classes F et G) vendus en France a fortement augmenté, passant de 11 % à 17 %. Cependant, cette tendance s'est inversée en 2024, où leur part a reculé pour se stabiliser autour de 15 % début 2025. Cette évolution reflète une prise de conscience progressive des acheteurs face aux coûts énergétiques et aux réglementations environnementales. Les logements performants (A à D) restent plus attractifs, avec une demande soutenue pour les biens économes en énergie.
En 2024, les logements performants énergétiquement (A à D) se sont vendus à des prix plus élevés que les logements peu performants. À l'inverse, les logements très énergivores (F et G) ont subi une décote, avec des prix inférieurs à ceux des biens mieux classés. Cette différence s'explique par plusieurs facteurs : des coûts énergétiques élevés pour les acheteurs, des travaux de rénovation souvent nécessaires, et des contraintes réglementaires croissantes, comme l'interdiction progressive de louer les logements les plus énergivores. Les prix varient selon les régions, avec des dynamiques contrastées entre territoires.
Les tendances du marché immobilier varient selon les régions françaises. Certaines zones, comme les grandes métropoles ou les départements ruraux attractifs, voient une demande soutenue pour les logements performants. D'autres régions, où le parc immobilier est plus ancien ou moins rénové, enregistrent une part plus importante de ventes de logements énergivores. Ces disparités s'expliquent par des différences de revenus, d'attentes des acheteurs et de politiques locales en matière de rénovation énergétique. Les notaires soulignent l'importance de ces dynamiques pour anticiper les évolutions du marché.
Le *Diagnostic de Performance Énergétique* (DPE) joue un rôle central dans les transactions immobilières depuis plusieurs années. En 2024, il influence directement les prix et la vitesse de vente des biens. Les acheteurs accordent une attention croissante à ce document, qui devient un critère de choix majeur. Les logements classés *G* peuvent rencontrer des difficultés à se vendre, tandis que ceux classés *A* ou *B* bénéficient d'un avantage concurrentiel. Les notaires recommandent de consulter le DPE avant tout achat pour évaluer les éventuels travaux de rénovation nécessaires.

