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Michelin annonce un plan de départs volontaires en France qui concernera « jusqu’à 1 500 postes sur trois ans »

Le Monde : droit social · mis à jour 28 mai

Parmi les postes qui pourraient être supprimés, sur les 17 000 employés en France, « les deux tiers sont dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l’industrie », a précisé le directeur du personnel..

Plan Michelin en France

Le groupe Michelin, leader mondial des pneus, a annoncé le 28 mai un plan de départs volontaires en France touchant jusqu’à 1 500 postes sur trois ans. Ce dispositif concerne principalement les fonctions tertiaires (deux tiers des postes) et industrielles (un tiers). Aucun site spécifique n’est ciblé, mais les emplois tertiaires sont concentrés à Paris, Clermont-Ferrand et Lille. Le plan repose sur le volontariat : aucun départ ne sera imposé. Michelin emploie actuellement 17 000 personnes en France, réparties sur 13 sites industriels. Cette annonce s’inscrit dans une stratégie de réduction des coûts, alors que le groupe fait face à des défis économiques majeurs.

Contexte économique difficile

Michelin justifie ce plan par un contexte économique difficile en France. Les activités industrielles du groupe y sont « déficitaires », selon les déclarations de Florent Ménégaux, son PDG, faites en 2024 devant une commission de l’Assemblée nationale. Les coûts de production élevés, notamment liés au coût du travail, à l’énergie et à une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés, pèsent sur la compétitivité du groupe. Malgré des investissements de 3,5 milliards d’euros en France sur les dix dernières années, Michelin cherche à réduire ses dépenses pour s’adapter à ce environnement. Ces difficultés s’ajoutent à un recul des ventes au premier trimestre 2025, avec une baisse de 5,4 % à 6,2 milliards d’euros, attribuée aux effets de change.

Historique des suppressions

Ce nouveau plan s’ajoute à des mesures déjà prises par Michelin en France. En 2024, le groupe a supprimé 1 246 emplois dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), en fermant deux sites industriels : Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Un PSE est un dispositif légal en France qui permet à une entreprise de licencier pour des raisons économiques, sous conditions strictes et après négociation avec les syndicats. Ces fermetures illustrent la volonté de Michelin de recentrer ses activités industrielles en France pour améliorer sa rentabilité, dans un secteur marqué par une concurrence accrue et des coûts structurels élevés.

Répartition des postes concernés

Parmi les 1 500 postes potentiellement concernés par le plan de départs volontaires, deux tiers relèvent des fonctions tertiaires, c’est-à-dire des emplois administratifs, commerciaux ou de support, souvent situés dans des bureaux. Le dernier tiers concerne les fonctions industrielles, liées directement à la production des pneus ou à la maintenance des sites. Les emplois tertiaires sont principalement localisés dans trois villes : Paris, Clermont-Ferrand et Lille. Cette répartition reflète une stratégie de rationalisation des coûts, où Michelin cherche à optimiser ses effectifs en réduisant les postes moins essentiels à son cœur de métier, tout en maintenant une partie de ses activités industrielles en France.

Ce que ça pourrait changer

L’activité pneus, qui représente la majeure partie du chiffre d’affaires de Michelin, a enregistré une baisse de 1,4 % en volume sur un an au premier trimestre 2025. Cette diminution s’inscrit dans un contexte de ralentissement du marché, avec des ventes globales du groupe en recul de 5,4 % à 6,2 milliards d’euros. Les effets de change, c’est-à-dire les variations des taux de change entre l’euro et les autres devises, expliquent en partie cette baisse. Ces chiffres soulignent les défis auxquels Michelin est confronté, notamment la concurrence internationale et la sensibilité de ses activités aux fluctuations économiques mondiales.

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