Avortement : au Chili, le projet d’obliger les femmes à « écouter le cœur » du fœtus ravive le débat sur ce droit restreint
Une proposition de loi de l’extrême droite relance le débat sur le droit à l’avortement, permis au Chili depuis 2017 dans trois cas d’urgence seulement. Le gouvernement de José Antonio Kast évite de se prononcer pour le moment.
Résumé
Projet de loi controversé
Le 25 juin 2026, cinq députés chiliens d’extrême droite, issus du Parti républicain du président José Antonio Kast et du Parti national libertarien de Johannes Kaiser, ont proposé une loi intitulée « Écoute son cœur ».
Ce texte vise à imposer aux femmes, avant un avortement, d’écouter les battements de cœur de l’embryon ou du fœtus.
Cette mesure s’inspire d’une loi similaire appliquée en Hongrie en 2022, où les femmes devaient entendre le rythme cardiaque du fœtus avant une interruption volontaire de grossesse.
Les députés justifient cette obligation par la volonté de « renforcer la qualité du consentement éclairé de la femme », suggérant que cette écoute permettrait une décision plus réfléchie.
Cependant, cette proposition est perçue par ses détracteurs comme une tentative d’influencer moralement les femmes, sous-entendant qu’elles ne seraient pas capables de prendre des décisions responsables par elles-mêmes.
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