L'écriture corrompt-elle la pensée ?
Socrate questionnait les usages de l'écriture, et pourtant, Platon a mis en écrit, dans une forme fictive, ses dialogues : y'aurait-il là trahison ?
Résumé
Socrate et l'écriture
Socrate, philosophe grec du Ve siècle avant notre ère, critiquait l'écriture car il estimait qu'elle fige la pensée en la rendant statique, contrairement à l'oralité qui permet un dialogue vivant et adaptable.
Selon lui, écrire un discours ou une idée revient à le fossiliser, le rendant moins nuancé et moins ouvert à la remise en question.
Cette critique s'inscrit dans une époque où l'oralité dominait la transmission du savoir.
Pourtant, son disciple Platon a contredit cette vision en rédigeant ses propres dialogues philosophiques, comme Phèdre, sous forme écrite.
Cela soulève une question paradoxale : comment celui qui dénonçait l'écriture a-t-il pu lui-même y recourir ?
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