Fin de vie : « Le rôle de l’Etat n’est pas de décider à la place des individus »
Une approche libérale de la fin de vie suppose de dépasser les conceptions paternalistes selon lesquelles l’Etat ou les institutions religieuses pourraient définir ce qu’est une « bonne mort », affirme Daniel Borrillo, juriste spécialisé en bioéthique et expert associé pour Génération Libre, dans u…
Résumé
Débat sur la fin de vie
Le débat sur la fin de vie en France dépasse la simple opposition entre vie et mort.
Il interroge notre conception de la liberté individuelle et du rôle de l'État.
Ce sujet, qui s'inscrit dans une histoire politique et sociale de près de 50 ans, a abouti à deux textes législatifs majeurs en 2024.
Le premier, adopté le 26 mai, garantit un accès universel aux soins palliatifs, c'est-à-dire des traitements visant à soulager la souffrance des patients en phase terminale sans prolonger artificiellement leur vie.
Le second, prévu pour le 30 juin, porte sur l'aide active à mourir, un sujet encore plus controversé.
Ce dernier terme désigne une pratique médicale où un professionnel de santé administre un produit létal à un patient en souffrance, sous conditions strictes.
Ces avancées législatives s'appuient sur des étapes antérieures comme le droit aux soins palliatifs en 1999 ou la reconnaissance des directives anticipées en 2005, qui permettent à une personne d'exprimer à l'avance ses volontés médicales.
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