« On trie les hommes entre “bons” et “mauvais”, ce qui met la majorité d’entre eux à l’abri d’une critique structurelle »
Dans le sillage du mouvement #MeToo, des hommes se sont dits « déconstruits », promettant la fin du patriarcat par l’entremise de leur féminisme. La figure de l’« homme nouveau » est pourtant un piège, expliquent les chercheuses Mélanie Gourarier et Laura Verquere dans leur essai paru chez La Défer…
Résumé
Qui est l’homme nouveau
L’homme nouveau désigne une figure masculine moderne, souvent présentée comme progressiste, qui se distingue des stéréotypes traditionnels de la masculinité.
Selon les autrices Laura Verquère et Mélanie Gourarier, cette figure émerge notamment dans les débats autour de l’allongement du congé paternité.
Elle est souvent décrite comme un homme plus investi dans la parentalité, partageant les tâches domestiques et adoptant des comportements perçus comme moins toxiques par rapport aux modèles masculins dominants.
Cependant, les chercheuses soulignent que cette image reste avant tout une construction médiatique et politique, davantage qu’une réalité sociale généralisée.
Leur analyse s’inscrit dans le cadre d’une critique des masculinités modernes, un champ d’étude qui examine les normes et les attentes liées aux rôles de genre, sans pour autant remettre en cause les structures sociales qui les sous-tendent.
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