Thunder Bay police change media policy following closed door oversight meeting
After nearly two years of excluding Ricochet reporter Jon Thompson from media communications on the grounds that a national outlet can't do local journalism, Thunder Bay police reversed course following a closed-door oversight meeting and public pressure The post Thunder Bay police change media pol…
Résumé
Conflit entre journaliste et police
Le 12 juin, un média local, Ricochet.media, révèle un conflit de près de deux ans entre le journaliste Jon Thompson et le service de police de Thunder Bay (Ontario, Canada).
Thompson, récompensé pour ses enquêtes, se voit systématiquement refuser l'accès aux communications officielles de la police, essentielles pour son travail.
Selon le média, cette exclusion serait une mesure de rétorsion après ses articles critiques ayant conduit à des poursuites contre des officiers, dont l'ancien chef de police.
Le service de police justifie cette exclusion en invoquant des raisons variables, comme la taille du média de Thompson, financé en partie par l'Initiative de journalisme local du gouvernement fédéral.
Crise humanitaire et médiatique
En juin, Thunder Bay fait face à une crise majeure : cinq corps sont retrouvés en quelques semaines, déclenchant des tensions entre les dirigeants autochtones et le chef de police Darcy Fleury.
Les familles des disparus et les leaders autochtones critiquent la gestion des recherches par la police, aggravant la défiance envers l'institution.
Cette situation met en lumière l'exclusion des journalistes couvrant les questions autochtones, comme Thompson, qui sont pourtant essentiels pour informer le public.
Le service de police est déjà sous le feu des critiques pour des scandales récents, dont une enquête interne jugée illégale ayant conduit à des accusations contre d'anciens responsables.
Rôle de la commission de surveillance
La présidente du conseil de surveillance de la police de Thunder Bay, Karen Machado, est une figure clé dans ce dossier.
Elle a pris ses fonctions après qu'un de ses prédécesseurs ait été visé par une enquête interne controversée, ayant abouti à des poursuites contre l'ancien chef et un avocat de la police.
Machado est sollicitée par Ricochet.media pour résoudre le conflit opposant Thompson au service de police.
Elle collabore avec une firme de relations publiques embauchée pour gérer les multiples crises de l'institution.
Son intervention est décisive pour faire évoluer la politique médiatique de la police.
Réunion secrète et changement de politique
Le 21 juin, le conseil de surveillance de la police organise une réunion en session fermée (hors de la vue du public) pendant deux heures.
Cette réunion, initialement prévue pour aborder d'autres sujets, permet de discuter du conflit avec Thompson.
À l'issue de cette rencontre, Machado informe le média que le chef Fleury modifiera sa politique d'accès aux communications officielles.
Dès le 23 juin, Fleury envoie un courriel annonçant que les communiqués de police seront désormais envoyés à tous les médias, locaux ou nationaux, mettant fin à une exclusion jugée discriminatoire.
Cette décision intervient dix jours après la médiatisation du conflit par Ricochet.media.
Portée juridique et conséquences
Selon l'avocat du média, l'exclusion de Thompson par la police de Thunder Bay constituait une violation de son devoir positif au titre de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit la liberté de la presse.
Le chef Fleury justifiait cette exclusion par la taille du média de Thompson, une justification qualifiée de dubitative par le média.
Après le changement de politique, le service de police envoie un courriel aux autres médias pour les informer de la mise à jour de ses politiques de notification médiatique.
Cependant, le média souligne que ce conflit n'est qu'un exemple parmi d'autres de harcèlement envers Thompson, lié à ses enquêtes ayant abouti à des condamnations, dont celle d'un officier écopant de trois ans de prison en mai pour conduite policière illégale militante.
Réactions et vigilance future
Le média Ricochet.media salue la décision de la police de Thunder Bay mais annonce qu'il restera vigilant pour s'assurer que cette politique soit appliquée de manière durable.
Il rappelle que le conflit avec Thompson s'inscrit dans un pattern (modèle répétitif) de harcèlement et de représailles de la part de la police, en lien avec ses enquêtes passées.
Le média insiste sur l'importance que la police revoie son comportement global envers les journalistes, tout en réaffirmant son droit à couvrir l'actualité sans entrave.
Thompson et d'autres journalistes ont un rôle à jouer, tout comme les policiers, et leur collaboration est essentielle pour une société informée et transparente.
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