La Maison-Blanche nargue Katy Perry en utilisant sa musique de nouveau

La chanteuse avait critiqué la Maison-Blanche samedi pour l'utilisation de Firework dans une vidéo de guerre.
Résumé
Katy Perry critique la Maison-Blanche
Le 25 juillet 2024, la chanteuse américaine Katy Perry a exprimé sa colère sur le réseau social X (anciennement Twitter) après que la Maison-Blanche a utilisé sa chanson Firework dans une vidéo publiée sur TikTok.
Cette vidéo de neuf secondes montrait des images de frappes militaires américaines contre l’Iran.
Katy Perry a déclaré être consternée et en colère car son autorisation n’avait pas été demandée.
Elle a souligné que Firework est une chanson qu’elle a écrite comme un hymne d’espoir, de guérison et de force intérieure, et non pour accompagner des images de destruction.
Elle a qualifié cette utilisation de violation totale de l’esprit de sa musique, affirmant que celle-ci est faite pour rassembler les gens, pas pour célébrer la guerre.
La vidéo en question a ensuite été retirée de TikTok.
La Maison-Blanche récidive
Le 30 juillet 2024, l’administration Trump a de nouveau utilisé une chanson de Katy Perry, Part of Me, dans une vidéo publiée sur TikTok.
Cette fois, la vidéo incluait des extraits du clip de la chanteuse, où elle apparaît vêtue d’un uniforme militaire et tenant une arme automatique.
Entre ces images, on voit des plans de Donald Trump, de membres des forces armées américaines et d’avions de chasse.
La légende de la vidéo était Now look at me, une phrase tirée des paroles de Part of Me.
Kaelan Dorr, adjoint du président Trump et directeur adjoint des communications de la Maison-Blanche, a partagé cette vidéo sur X en interpellant Katy Perry avec le message Bonjour @katyperry, accompagné d’un émoji représentant une main qui salue.
La chanteuse n’a pas réagi publiquement à cette nouvelle utilisation de sa musique.
Droits d’auteur et contrôle juridique
Katy Perry a peu de recours légaux pour empêcher l’utilisation de ses chansons par la Maison-Blanche, car elle a vendu les droits d’édition de cinq de ses albums, dont Teenage Dream (2010) qui contient Firework et Part of Me, à l’entreprise Litmus Music pour 225 millions de dollars américains (soit 317 millions de dollars canadiens) en 2023.
De plus, Universal Music Group détient toujours les bandes maîtresses de ces enregistrements, ce qui signifie que cette entreprise contrôle leur utilisation, leur partage et leur monétisation.
La musique d’Universal est accessible sur TikTok dans le cadre d’un accord mondial de licence pluriannuel signé en 2024.
Ainsi, même si Katy Perry désapprouve l’usage de ses chansons, elle ne peut pas les retirer légalement des vidéos publiées par des tiers, sauf si elle rachète ces droits, ce qui est coûteux et complexe.
Contexte politique et réactions
Cette situation s’inscrit dans un contexte où plusieurs artistes ont critiqué l’utilisation de leur musique par l’administration Trump ou ses représentants.
Parmi eux figurent Bruce Springsteen, Ariana Grande, Kesha, SZA, Sabrina Carpenter, Olivia Rodrigo et Neil Young.
Par exemple, Bruce Springsteen a récemment lancé un festival de protestation contre l’administration Trump.
Ces réactions illustrent une tension récurrente entre des artistes et des figures politiques, qui utilisent parfois des morceaux populaires pour illustrer des messages ou des images avec lesquels les artistes ne sont pas d’accord.
Les plateformes comme TikTok jouent un rôle central dans ces dynamiques, car elles permettent une diffusion rapide et massive de contenus musicaux et visuels.
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