Hyper-démocratie: quand la démocratie épuise les ressources de sa propre survie

« L’un des grands dangers de la modernité est que l’espace public, cet espace où les hommes apparaissent les uns aux autres en tant qu’êtres égaux mais distincts, soit remplacé par une administration uniforme qui gomme la diversité humaine », écrit Hannah Arendt dans La Condition de l’homme moderne…
Résumé
Modèle démocratique européen
Le modèle démocratique européen, né après la Seconde Guerre mondiale, repose sur trois piliers : la protection des individus contre l’arbitraire, l’égalité des droits et un État-providence organisant une solidarité intermédiée par l’État.
Ce modèle a permis des progrès majeurs, comme l’extension des droits sociaux et la réduction des inégalités.
L’État-providence, combiné à l’État de droit, a favorisé une croissance économique harmonieuse et une cohésion sociale.
Cependant, depuis plusieurs décennies, cet équilibre s’est fragilisé, notamment en raison de deux dérives : l’extension illimitée des droits sans contrepartie sous forme de devoirs, et la recherche d’une égalité toujours plus poussée, allant jusqu’à vouloir égaliser les situations et les résultats plutôt que les chances.
Ces deux tendances ont progressivement érodé les fondements mêmes du système, menant à une situation que l’auteur qualifie d’hyper-démocratie.
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