De l'ADN humain découvert pour la première fois sur des peintures murales de grottes préhistoriques
Des scientifiques ont trouvé de l'ADN ancien sur des dessins rupestres vieux de plusieurs millénaires. Une découverte inédite, qui redessine les contours de l'histoire de l'art préhistorique..
Pour la première fois, des chercheurs ont identifié de l'ADN humain ancien directement sur des peintures murales de grottes préhistoriques, datant de 16 800 à 5 000 ans avant notre ère. Cette découverte, publiée dans Nature Communications, ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre qui étaient les artistes de ces œuvres.
Les scientifiques ont prélevé des micro-échantillons de peinture dans des grottes d'Espagne et du Portugal. L'ADN a été extrait des copeaux pour identifier les profils génétiques des individus ayant touché ou créé ces œuvres, bien que les traces puissent aussi provenir de contacts ultérieurs.
Les échantillons révèlent la présence d'ADN de trois femmes et d'un homme. Bien que la datation précise soit impossible, l'ADN est antérieur à la fermeture naturelle de la grotte d'Escoural, scellée il y a environ 5 000 ans. Cette découverte offre un repère chronologique.
Les chercheurs soulignent que l'ADN pourrait provenir de simples contacts (toucher, éternuement) plutôt que des artistes eux-mêmes. Sur 24 panneaux analysés, seul un contenait de l'ADN ancien, confirmant que cette conservation relève de l'exception.
Cette avancée pourrait permettre d'attribuer des œuvres à des artistes spécifiques, de déterminer leur genre, ou même de trouver de l'ADN néandertalien. Les fouilles se poursuivent dans d'autres grottes pour affiner ces analyses et reconstituer des histoires sociales du passé.

