“La mort me snobe” : qu’est-ce que cela fait de vivre plus longtemps que prévu ?
Pour des personnes gravement malades auxquelles on a communiqué un délai estimé pour leur fin de vie, dépasser la date fatidique est une expérience parfois déstabilisante, voire pénible. Plusieurs patients ont raconté au journal canadien “National Post” leurs difficultés à s’adapter et à partager l…
Résumé
Une vie entre deux greffes
Hélène Campbell, une Canadienne, a subi deux greffes de poumons en 2017, une opération médicale qui consiste à remplacer des organes défaillants par des organes sains prélevés sur un donneur.
Avant cette intervention, elle avait frôlé la mort à plusieurs reprises en raison de graves problèmes respiratoires.
Cependant, les traitements antirejet, administrés pour éviter que son corps ne rejette les nouveaux poumons, ont des effets secondaires importants.
Ces médicaments, essentiels pour sa survie, affaiblissent progressivement d’autres organes, notamment ses reins.
Les médecins estiment désormais que c’est une insuffisance rénale qui mettra fin à sa vie, plutôt que ses poumons greffés.
Un diagnostic inattendu
En novembre 2022, les médecins ont informé Hélène Campbell qu’elle n’avait plus que neuf à douze mois à vivre.
Cette estimation place sa mort entre août et novembre 2023.
Ce diagnostic brutal a marqué un tournant dans sa vie, l’obligeant à reconsidérer ses priorités.
Elle a alors décidé de se concentrer sur des expériences personnelles plutôt que sur des traitements médicaux supplémentaires.
Cette période a été marquée par une prise de conscience de sa mortalité et une volonté de profiter au maximum du temps qui lui restait, sans se soucier des contraintes habituelles.
Voyages et moments précieux
En 2023, Hélène Campbell a réalisé deux voyages significatifs pour elle.
Le premier, en Méditerranée, s’est déroulé avec sa famille proche : ses parents, sa sœur Mary et deux amis.
Le second, une croisière en Alaska, a été partagé avec sa grand-mère.
Ces escapades lui ont permis de créer des souvenirs précieux avant ce qu’elle considère comme une échéance proche.
Ces expériences illustrent son choix de vivre pleinement chaque instant, malgré l’incertitude de son avenir, plutôt que de se soumettre à des traitements supplémentaires ou à des contraintes médicales.
La métaphore de la mort
Hélène Campbell utilise une expression imagée pour décrire sa situation : « La mort me snobe ».
Cette phrase reflète son sentiment que la mort, bien que toujours présente, ne se manifeste pas encore concrètement.
Elle évoque aussi l’idée que, malgré les pronostics médicaux, elle a survécu bien au-delà des attentes initiales.
Cette métaphore souligne le paradoxe de sa situation : elle est en vie grâce à des interventions médicales, mais ces mêmes interventions pourraient aussi causer sa perte à terme, notamment en raison des effets secondaires des traitements antirejet sur ses reins.
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