Trouvez l’essence la moins chère près de chez vous

Consultez notre tableau de bord pour trouver les stations-service au Québec qui offrent le meilleur prix.
Résumé
Outil de comparaison
Radio-Canada propose un tableau de bord interactif permettant de comparer les prix de l’essence au Québec en temps réel.
Cet outil permet de sélectionner une municipalité ou d’utiliser la géolocalisation pour trouver les stations-service proposant les carburants les moins chers près de chez soi.
Trois types d’essence sont disponibles : l’essence ordinaire (175,0 ¢/L en moyenne), l’essence super (200,9 ¢/L) et le diesel (211,4 ¢/L).
Les données sont mises à jour quotidiennement, avec des écarts affichés par rapport au prix moyen provincial.
Une carte interactive visualise ces différences, tandis que des listes classent les stations les moins chères et les plus chères du Québec.
Variations régionales
Les prix de l’essence varient significativement d’une région à l’autre au Québec.
Par exemple, l’Outaouais affiche le prix moyen le plus bas (165,3 ¢/L, soit 9,7 ¢ de moins que la moyenne provinciale de 175,0 ¢/L), tandis que le Nord-du-Québec a le prix le plus élevé (192,1 ¢/L, soit 17,1 ¢ au-dessus de la moyenne).
D’autres régions comme la Saguenay–Lac-Saint-Jean (166,0 ¢/L) ou la Mauricie (173,1 ¢/L) bénéficient de prix plus bas, souvent grâce à une concurrence accrue entre détaillants.
À l’inverse, Montréal (182,0 ¢/L), Laval (180,5 ¢/L) et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (180,4 ¢/L) ont des prix supérieurs à la moyenne, en partie à cause de taxes locales ou de coûts de transport plus élevés.
Facteurs influençant les prix
Plusieurs éléments expliquent les différences de prix de l’essence.
Le coût du pétrole brut, négocié sur les marchés boursiers comme le WTI (West Texas Intermediate) ou le Brent, joue un rôle central.
Par exemple, entre juillet 2025 et juillet 2026, le WTI est passé de 68,2 $ US à 73,8 $ US le baril, et le Brent de 70,0 $ US à 77,9 $ US, ce qui a contribué à une hausse des prix à la pompe.
D’autres facteurs incluent les coûts de transport depuis les raffineries (principalement situées près de Montréal et Québec), les taxes locales (comme la surtaxe de 3 ¢/L à Montréal pour le transport en commun) et les marges des détaillants.
Les régions éloignées ou frontalières, comme l’Abitibi-Témiscamingue ou l’Outaouais, bénéficient parfois de réductions de taxes pour compenser ces coûts.
Types de carburants
L’essence ordinaire (indice d’octane de 87) est la plus répandue et adaptée à la majorité des véhicules.
L’essence super (91 à 94 d’octane) est recommandée pour les moteurs haute performance, tandis que le diesel, utilisé par les camions et certains véhicules européens, est un carburant plus lourd.
Au Québec, certaines stations-service, notamment dans le Nord-du-Québec, ne proposent pas tous les types d’essence.
Le choix du carburant dépend des spécifications du véhicule, indiquées dans son manuel.
Les prix varient aussi selon le type : en juillet 2026, l’essence ordinaire coûte en moyenne 175,0 ¢/L, l’essence super 200,9 ¢/L et le diesel 211,4 ¢/L.
Taxes et réglementation
Le prix de l’essence au Québec inclut plusieurs taxes.
La taxe sur le carburant du Québec s’élève à 19,2 ¢/L, à laquelle s’ajoutent la TVQ (9,975 %), la TPS (5 %) et, jusqu’au 7 septembre 2026, la taxe d’accise fédérale suspendue (10 ¢/L pour l’essence).
Le Québec participe aussi au Système de plafonnement et d’échange de droits d’émission (SPEDE), ajoutant environ 9 ¢/L au prix.
Contrairement à d’autres provinces comme l’Alberta, où les prix sont souvent plus bas grâce à la proximité des sources de pétrole, le Québec a des taxes parmi les plus élevées au Canada, ce qui explique en partie pourquoi son essence est généralement plus chère.
Volatilité des prix
Les prix de l’essence sont très volatils en raison de leur dépendance aux marchés mondiaux du pétrole.
Par exemple, entre juillet 2025 et juillet 2026, le prix de l’essence ordinaire est passé de 150,7 ¢/L à 175,3 ¢/L, soit une hausse de 24,6 ¢/L.
Cette volatilité s’explique par des facteurs géopolitiques (conflits, tensions), économiques (demande, spéculation) ou climatiques (ouragans endommageant des infrastructures).
Même après la résolution d’un conflit, les prix peuvent mettre des semaines à se stabiliser.
D’autres éléments, comme des pannes dans les raffineries ou des changements de mélange saisonnier (essence d’hiver vers essence d’été), influencent aussi les coûts.
Marché libre et concurrence
Au Québec, le marché de l’essence est déréglementé, ce qui signifie que les prix sont fixés par la concurrence entre les détaillants.
Jusqu’en 2026, un prix plancher existait pour limiter les baisses excessives, mais il a été aboli.
Aujourd’hui, 66,3 % des stations-service sont affiliées à des bannières ou à des grossistes qui dictent les prix dans une région.
Les détaillants indépendants peuvent fixer leurs tarifs librement, mais ils affichent souvent des prix similaires à ceux de leurs concurrents pour éviter de perdre des clients.
Certaines stations se livrent à des guerres de prix, où les prix changent fréquemment pour attirer les consommateurs.
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