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Des drones à quelques milliers de dollars contre des bombardiers à 100 millions : les grandes puissances sont-elles encore à l’abri ?

<name>Ivan Manokha, Full-time professor, Schiller Intrenational University (Paris Campus); Maitre de conférences à Sciences Po Paris, Schiller International University; Sciences Po </name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/ivan-manokha-250644"/>· 7 juillet 2026

Le 1 er juin 2025, l’Ukraine a frappé des bombardiers russes avec des drones cachés dans les toits de structures en bois montées sur des camions. Un an après ce coup d’éclat, ces moyens précis et peu coûteux sont de plus en plus employés, quotidiennement, par les deux armées. Les fondements matérie…

Résumé

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Une frappe historique

Le 1er juin 2025, l'Ukraine a mené une opération militaire appelée Toile d'araignée en utilisant des drones lancés depuis des camions stationnés près de bases aériennes russes.

Ces drones, cachés dans des structures en bois sur les véhicules, ont ciblé des bombardiers stratégiques russes comme les Tu-95 et Tu-22M3, situés jusqu'en Sibérie, à des milliers de kilomètres du front.

Selon les sources ukrainiennes, 41 avions auraient été détruits ou endommagés, tandis que des responsables américains évoquent un bilan plus modéré, avec jusqu'à 20 appareils touchés, dont une dizaine détruits.

Ces bombardiers, conçus à l'époque soviétique, ne sont plus produits et leur remplacement prendrait des années, ce qui donne à cette frappe un impact stratégique majeur.

L'opération a démontré qu'un moyen militaire peu coûteux (quelques milliers de dollars par drone) pouvait endommager des équipements valant des millions d'euros, remettant en cause une vieille certitude de la politique internationale.

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