Les apories des réformes pénitentiaires en Afrique centrale
Le présent article met en relief trois apories des réformes pénitentiaires au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC). La première renvoie à la récursivité des programmes internationaux de réforme qui se multiplient et se renouvellent dans les prisons, sans toutefois résoudre les prob…
Résumé
Réformes pénitentiaires en Afrique centrale
L’article analyse les réformes pénitentiaires en Afrique centrale, notamment au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), en soulignant leur histoire et leurs contradictions.
Ces réformes, souvent portées par des acteurs internationaux comme l’Union européenne (UE) ou des ONG (Avocats Sans Frontières, RCN justice et démocratie), visent à améliorer les conditions de détention et à humaniser les prisons.
Par exemple, au Cameroun, des projets comme le PAGOC (Projet d’appui à la gouvernance carcérale) ou le PAJ (Projet d’appui à la justice) ont été financés par l’UE pour moderniser les infrastructures et appliquer des standards internationaux.
En RDC, des programmes comme le PARJ (Programme d’appui à la réforme de la justice) ou des initiatives du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) ont également été mis en place.
Cependant, ces réformes s’inscrivent dans un contexte de verticalité hyper-rigide du pouvoir (Atenga, 2007), où les régimes autoritaires ont historiquement utilisé la prison comme outil de répression.
Les archives coloniales montrent que des pratiques comme la torture ou les travaux forcés (comme à Tcholliré ou Mantung) ont persisté malgré les réformes, révélant une tension entre les objectifs humanistes et les réalités répressives.
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