Un joueur a peut-être codé la fonction anti-wallhack que Counter-Strike attendait

Et si Counter-Strike 2 tenait enfin une vraie piste contre les wallhacks ? Un développeur indépendant a imaginé un plugin open source capable de limiter l’un des systèmes de triche les plus répandus dans le jeu (et d'autres FPS).
Résumé
Le wallhack, un fléau
Dans Counter-Strike 2, un type de triche très répandu, appelé wallhack, permet aux joueurs de voir à travers les murs.
Cela leur donne un avantage déloyal en révélant la position des adversaires cachés.
Cette triche repose sur le fait que le jeu envoie plus d’informations aux joueurs qu’ils n’en voient réellement à l’écran.
Par exemple, un ennemi peut être situé derrière un mur, mais son emplacement est déjà connu par le jeu.
Un wallhack exploite ces données pour afficher les adversaires sous forme de silhouettes ou de points sur un radar.
Ce système est particulièrement frustrant dans un jeu compétitif comme Counter-Strike, où la moindre seconde compte.
Les joueurs honnêtes peuvent douter de leurs propres réflexes, se demandant s’ils ont été repérés par un tricheur ou s’ils ont simplement mal joué.
CS2FOW, une solution innovante
Un développeur indépendant, connu sous le pseudo karola3vax, a créé un plugin open source nommé CS2FOW (Counter-Strike 2 Fog of War).
Ce plugin vise à rendre les wallhacks inefficaces en modifiant la façon dont les informations sont transmises entre le serveur et les joueurs.
Au lieu d’envoyer toutes les données possibles, le serveur vérifie si un ennemi est visible ou sur le point de l’être.
Si un adversaire est caché derrière un mur, son emplacement n’est pas transmis au joueur.
En revanche, si l’ennemi devient visible ou s’apprête à l’être, le serveur envoie les informations nécessaires.
Cette méthode repose sur une analyse précise de la géométrie des cartes de Counter-Strike 2, optimisée pour calculer rapidement ce qui peut être vu ou non.
L’objectif est de révéler les ennemis juste à temps pour éviter les déséquilibres, tout en limitant les avantages des wallhacks.
Une approche inspirée de Valorant
Cette solution n’est pas totalement nouvelle : elle s’inspire d’une méthode déjà utilisée par Riot Games dans Valorant, un autre FPS compétitif.
En 2020, Riot Games a expliqué dans un billet technique qu’elle déplaçait une partie du problème côté serveur.
Plutôt que de laisser le client recevoir toutes les données possibles, le serveur ne transmet les informations sur les ennemis que lorsque c’est strictement nécessaire.
Cette approche, appelée fog of war (brouillard de guerre), limite l’accès des joueurs à des données sensibles comme la position des adversaires.
Valorant a été conçu dès le départ avec cette méthode pour limiter les wallhacks, contrairement à Counter-Strike 2, souvent critiqué pour son manque d’initiatives contre la triche.
Riot Games va même plus loin en utilisant un système anti-triche nommé Vanguard, qui peut afficher un écran rouge sur les machines des tricheurs.
Un espoir pour Counter-Strike
La communauté de Counter-Strike est souvent frustrée par le manque de réactivité de Valve, l’éditeur du jeu, face à la triche.
Certains joueurs, comme le développeur de CS2FOW, prennent donc les choses en main en proposant des solutions open source.
Cependant, une question reste en suspens : Valve acceptera-t-il un jour d’intégrer une telle solution directement dans Counter-Strike 2 ?
Pour l’instant, le plugin CS2FOW est une initiative indépendante, mais elle pourrait inspirer des changements futurs.
Si Valve adopte cette méthode ou une approche similaire, cela pourrait réduire significativement l’impact des wallhacks dans le jeu, offrant une expérience plus équitable aux joueurs honnêtes.
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