En Russie, les facultés de médecine se vident car aucun diplômé ne souhaite travailler en Sibérie ou au Kamtchatka
Les facultés de médecine en Russie font face à un paradoxe : malgré un afflux record de candidatures, les postes d'internat restent vacants. La réforme de 2026, qui oblige les diplômés à travailler dans des régions reculées, n'a pas résolu la pénurie de médecins.
Résumé
Crise des facultés de médecine
En Russie, les facultés de médecine voient leurs effectifs diminuer fortement.
Ce phénomène s'explique par le fait que les jeunes diplômés refusent massivement de travailler dans des régions éloignées et isolées comme la Sibérie ou le Kamtchatka.
Ces zones, situées à l'est du pays, sont réputées pour leurs conditions de vie difficiles : climat extrême (froid intense, isolement géographique), infrastructures médicales souvent insuffisantes et manque d'opportunités professionnelles ou personnelles.
Les étudiants en médecine, après des années d'études exigeantes, privilégient des postes dans des villes plus attractives, comme Moscou ou Saint-Pétersbourg, où les conditions de travail et la qualité de vie sont meilleures.
Cette désertion menace le système de santé russe, déjà fragilisé par des pénuries de personnel médical dans ces régions.
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