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Manquement au RGPD : le salarié n'est indemnisé que s'il prouve un préjudice. Par Sofiane Coly, Avocat.

Village Justice· 13 juillet 2026

Par un arrêt publié du 24 juin 2026, la Cour de cassation le juge pour la première fois à propos du RGPD : la seule violation du règlement n'ouvre pas, à elle seule, droit à réparation. Le salarié qui réclame des dommages-intérêts doit démontrer un dommage matériel ou moral. Une décision rassurante…

Résumé

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RGPD et indemnisation

Dans une affaire récente, un salarié d’un établissement financier a été licencié après avoir cliqué à plusieurs reprises sur des faux courriels piégés (phishing) envoyés avec son accord pour une campagne de sensibilisation.

L’employeur a traité ses données personnelles sans son consentement, ce qui constitue un manquement au Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Le salarié a réclamé des dommages-intérêts pour ce manquement, et la cour d’appel lui a accordé 5 000 € en estimant que la violation du RGPD lui avait « nécessairement » causé un préjudice.

Cependant, la Cour de cassation a censuré cette décision, rappelant que la simple violation du RGPD ne suffit pas à ouvrir droit à réparation.

Pour obtenir des dommages-intérêts, le salarié doit prouver deux choses : d’abord, qu’il y a eu une violation du RGPD, et ensuite, que cette violation lui a causé un préjudice concret, matériel ou moral.

L’indemnisation vise à compenser un dommage réel, et non à sanctionner une faute en soi.

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