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«En grandissant, j’ai vu ma culture disparaître» : la lutte des Polynésiens face à la privatisation des plages et au surtourisme

Isya Okoué Métogo· 7 juillet 2026
«En grandissant, j’ai vu ma culture disparaître» : la lutte des Polynésiens face à la privatisation des plages et au surtourisme

Depuis mai, des habitant·es de l’île polynésienne de Raiatea campent sur l’îlot voisin de Horea, le dernier encore public de leur district, dont l’accès est menacé par la construction d’un restaurant. La mobilisation s'inscrit dans un large mouvement de lutte contre la privatisation des plages et e…

Résumé

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Mobilisation contre projet hôtelier

Depuis le 11 mai 2026, des habitant·es de la commune de Tumara’a, sur l’île de Raiatea en Polynésie française, campent sur le motu Horea, un petit îlot de sable corallien, pour s’opposer à un projet hôtelier.

Ce projet, validé par les autorités locales sans concertation avec la population, menace l’accès au dernier motu encore public du district.

Les militant·es, dont Heifara Brothers, président de l’association Motu Faya, ont installé des tentes ou dorment sous un faré (bungalow traditionnel ouvert) et organisent des rotations quotidiennes pour les mobilisé·es.

Leur mobilisation a déjà permis de retarder le début des travaux, initialement prévu le 31 mai 2026.

Le bail de vingt ans signé en mai 2024 entre l’ancien conseil municipal et la SAS Te Rai-Atea prévoit l’exploitation de plus de 11 000 mètres carrés du motu pour 150 000 francs pacifiques par mois, soit environ 1 250 euros.

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