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“Seule la vie”, ce film sur “le courage de vivre” qui a bouleversé l’Autriche

Courrier International· 8 juillet 2026

Pour la presse autrichienne, c’est un film sur le deuil qui “irradie d’espoir”. Adapté d’une histoire vraie par le réalisateur Adrian Goiginger, “Seule la vie” raconte le parcours de Barbara, une clown confrontée à une terrible tragédie familiale. Il sort en France mercredi 8 juillet.

Résumé

1

Film autrichien bouleversant

Le film Seule la vie (Vier minus drei en allemand, soit « Quatre moins trois ») est un long-métrage autrichien réalisé par Adrian Goiginger, sorti en Autriche en 2023 et en France le 8 juillet 2024.

Il aborde des thèmes lourds comme le deuil, la mort et la reconstruction après un drame familial.

Le titre fait référence à la perte de trois membres de la famille de l’héroïne, Barbara (interprétée par Valerie Pachner), dont le mari et ses deux enfants meurent dans un accident de voiture.

Le film s’inspire d’une histoire vraie, celle de Barbara Pachl-Eberhart, dont le récit autobiographique Vier minus drei (Comment j’ai reconstruit ma vie après la perte de ma famille) a marqué l’Autriche en 2010.

Le film a enregistré plus de 75 000 entrées en Autriche, un score exceptionnel pour une production locale.

2

Contexte et inspiration

L’intrigue de Seule la vie s’appuie sur un événement réel survenu en 2008 en Autriche : l’accident mortel de Heli, Thimo et Fini, la famille de Barbara Pachl-Eberhart.

Cet événement a provoqué un « deuil collectif » dans le pays, selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Barbara Pachl-Eberhart avait alors écrit une lettre ouverte à ses proches, les incitant à ne pas la protéger excessivement et à lui permettre de vivre normalement.

Cette lettre, rendue publique, avait profondément ému la société autrichienne.

Le livre Vier minus drei, publié en 2010, est devenu un best-seller dans le pays, bien qu’il n’ait jamais été traduit en français.

Le film en est une adaptation cinématographique, portée par l’actrice Valerie Pachner, qui partage le même nom de famille que la protagoniste réelle.

3

Structure narrative complexe

Le film alterne entre des scènes de deuil intense et des moments de légèreté, notamment liés au métier de clown exercé par Barbara.

Cette structure non chronologique, mêlant flashbacks et présent, permet de refléter la complexité du deuil.

Adrian Goiginger, le réalisateur, utilise cette approche pour montrer comment la douleur, la colère, l’amour et le rire peuvent coexister.

Les critiques soulignent que cette narration « irradie d’espoir » malgré la gravité du sujet.

Le film évite ainsi le piège d’un récit trop sombre, en intégrant des éléments de résilience et de reconstruction.

La performance de Valerie Pachner est saluée pour sa capacité à incarner cette dualité entre fragilité et force.

4

Réception critique et publique

En Autriche, Seule la vie a été accueilli très positivement par la presse et le public.

Plusieurs quotidiens, comme Kurier et Die Furche, ont souligné son équilibre entre gravité et espoir, qualifiant le film de « renaissance émouvante ».

Le quotidien Der Standard a noté que, malgré son thème difficile, le film « irradie d’espoir ».

En France, où il sort le 8 juillet 2024, le film est présenté comme une œuvre poétique et humaine.

Valerie Pachner, déjà reconnue pour son rôle dans La Meilleure du monde (2022), est à nouveau saluée pour sa performance.

Le cinéaste Adrian Goiginger, connu pour sa sensibilité, est décrit par Die Presse comme ayant « ouvert un nouveau chapitre de dégel émotionnel » dans le cinéma autrichien.

5

Portée symbolique du clown

Le métier de clown joué par Barbara n’est pas anodin.

Dans le film, il représente à la fois une échappatoire face à la douleur et un moyen de partager des moments de douceur avec les enfants hospitalisés.

Pour la protagoniste réelle, Barbara Pachl-Eberhart, ce rôle a été un véritable soutien dans son processus de deuil.

Elle a confié au Kronen Zeitung que « le fait de travailler comme clown a beaucoup aidé à faire son deuil ».

Le clown devient ainsi un symbole de résilience, mêlant humour et vulnérabilité.

Cette dimension ajoute une couche supplémentaire à l’histoire, montrant comment une activité apparemment légère peut devenir un outil de reconstruction.

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