Les violences policières et leur déni, seule réponse de l’Etat à la crise sociale
Des gilets jaunes au mouvement lycéen, les dix années de macronisme ont été marquées par une répression toujours plus brutale des mouvements sociaux. L'Etat, qui en refuse la responsabilité, a choisi la fuite en avant.
Résumé
Crise sociale et répression
En France, en octobre 2026, un mouvement social mené par des lycéens a entraîné une réponse exceptionnellement violente des forces de l’ordre.
Trois jeunes ont subi des mutilations graves (perte d’un œil, d’une main ou de la mâchoire) en l’espace de quelques jours, poussant les autorités à suspendre temporairement l’usage des grenades assourdissantes.
Pourtant, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a explicitement autorisé sur TF1 l’utilisation de tout l’arsenal policier sans restriction, déclarant qu’il n’y avait « aucune consigne de retenue ».
Cette escalade s’inscrit dans une logique de réponse systématique aux contestations, où l’État privilégie la militarisation du maintien de l’ordre plutôt que le dialogue.
Les chiffres illustrent cette tendance : en seulement deux semaines, 6 877 gardes à vue ont été enregistrées, un chiffre dépassant de 53 % celui des émeutes de 2005, de 3,6 fois celui du mouvement anti-CPE de 2006, et de 95 fois celui de Mai 68.
Parmi ces gardes à vue, 86 % concernaient des mineurs, soulignant l’ampleur de la répression ciblant même les adolescents.
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