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Face aux marchés, Andy Burnham aura-t-il les moyens de ses ambitions ?

<name>Patrick Le Galès, Directeur de recherche CNRS, Centre d'études européennes et de politique comparée (CEE), Sciences Po </name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/patrick-le-gales-2334916"/>· 14 juillet 2026

<p><strong>Keir Starmer ayant démissionné le 22 juin dernier, Andy Burnham s’apprête à s’installer au <em>10, Downing Street</em>. Dix ans après le référendum de 2016, les promesses du Brexit n’ont été que partiellement tenues, tant le Royaume-Uni et l’Union européenne restent étroitement imbriqués. Dans ce contexte, les exigences des marchés financiers continuent de peser lourdement sur l’action des gouvernements britanniques successifs, qui peinent à répondre aux besoins du pays. État des lieux, à l’aube de l’arrivée du septième premier ministre de la décennie.</strong></p> <hr> <p>Andy Burnham se prépare à succéder à Keir Starmer au poste de premier ministre, sans doute le 20 juillet. À rebours aussi bien du <a href="https://www.bloomsbury.com/uk/free-economy-and-the-strong-state-9780333593332/">thatchérisme</a> que du New Labour en place de 1997 à 2010 (il fut l’un des ministres de Gordon Brown), l’ancien maire de Manchester esquisse un projet réformiste « soft left » qui vise à

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