La présomption d'urgence de l'article L600-3-1 du Code de l'urbanisme étendue aux décisions de retrait. Par Eléonore Menez, Juriste.
Par une décision du 17 juin 2026 (CE, 17 juin 2026, n° 513099), le Conseil d'État a étendu aux retraits de permis de construire, d'aménager ou de démolir, ainsi qu'aux retraits de décisions de non-opposition à déclaration préalable, le bénéfice de la présomption d'urgence instituée par l'article L6…
Résumé
Lenteur du contentieux
Le contentieux en urbanisme est connu pour sa durée excessive, ce qui bloque souvent des projets.
Un recours peut être déposé jusqu’à quatre mois après l’obtention d’une autorisation d’urbanisme, comme un permis de construire.
Une fois le recours engagé, il faut en moyenne quatre ans pour obtenir un jugement définitif en appel.
Cette lenteur découle de l’articulation entre les délais de recours administratif et contentieux.
Face à ce problème, le législateur a cherché à accélérer les procédures, notamment avec la loi Elan de 2018, qui visait à sécuriser les autorisations et à limiter les recours abusifs.
L’article L600-3-1 du Code de l’urbanisme, introduit en 2025, s’inscrit dans cette logique en instaurant une présomption d’urgence pour certains recours.
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