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L’immobilier, cheval de Troie russe sur le sol européen ?

Courrier International· 30 juillet 2026

La Finlande, la Pologne et les pays baltes ont interdit aux ressortissants russes de conclure des transactions immobilières afin d’éviter que des biens soient utilisés pour des activités de renseignement ou de sabotage. Ce n’est pas encore le cas ailleurs en Europe, s’inquiètent plusieurs experts a…

Résumé

1

Investissements russes en Europe

Depuis plusieurs années, des ressortissants russes, souvent liés à des oligarques, ont massivement investi dans l’immobilier en Europe de l’Ouest, notamment dans des quartiers prestigieux comme Belgrave Square à Londres.

Ces achats ciblent des biens situés à proximité d’infrastructures stratégiques, comme des aéroports, des ports ou des bases militaires.

En Scandinavie également, des propriétés ont été acquises dans les mêmes conditions.

Ces transactions, bien que légales en apparence, soulèvent des questions quant à leur finalité réelle.

Les services de renseignement européens estiment que ces investissements pourraient servir de couverture à des activités d’espionnage ou de sabotage.

Le montant total de ces investissements n’est pas précisé dans l’article, mais leur concentration autour de zones sensibles est un phénomène documenté et inquiétant pour les autorités.

2

Alertes des services secrets

En hiver 2022, des responsables des services de renseignement européens ont alerté dans le journal britannique The Telegraph sur l’utilisation de l’immobilier comme outil de pénétration par des espions russes.

Selon eux, ces achats immobiliers permettraient à la Russie de créer un réseau de chevaux de Troie sur le sol européen, c’est-à-dire des bases logistiques ou des points de chute pour des opérations clandestines.

Ola Svenonius, chercheur à l’Institut suédois de recherche sur la défense globale, explique que les services de renseignement russes (SVR ou GRU, par exemple) ont besoin de lieux discrets pour opérer.

L’article souligne que ces pratiques s’inscrivent dans une stratégie plus large de la Russie pour étendre son influence et préparer des actions futures, notamment en cas de crise majeure.

3

Naïveté européenne avant 2022

Jusqu’à l’invasion de l’Ukraine en 2022, l’Union européenne (UE) a été critiquée pour sa naïveté et son indécision face aux investissements russes en Europe.

Plusieurs experts estiment que les pays membres n’ont pas suffisamment anticipé les risques liés à ces achats immobiliers, qui pouvaient servir de couverture à des activités hostiles.

L’article mentionne que ces transactions, prises individuellement, semblent anodines, mais deviennent préoccupantes lorsqu’elles sont analysées dans leur ensemble.

L’UE a depuis renforcé ses contrôles, notamment sur les flux financiers et les transactions immobilières impliquant des ressortissants russes, mais le phénomène a déjà laissé des traces durables.

4

Menace prioritaire pour l’UE

Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, la Russie est considérée comme la menace numéro un contre la sûreté des États membres de l’UE.

Les services de renseignement européens classent cette menace en tête de leurs priorités, en raison des risques d’espionnage, de sabotage ou de déstabilisation interne.

L’immobilier est un vecteur particulièrement efficace pour ces activités, car il permet de s’intégrer discrètement dans des sociétés étrangères.

Les infrastructures stratégiques, comme les réseaux énergétiques ou les systèmes de communication, sont particulièrement surveillées.

Cependant, l’article ne précise pas quelles mesures concrètes ont été mises en place pour contrer cette menace après 2022.

5

Cas suédois comme exemple

L’article cite la Suède comme un exemple où les règles d’achat immobilier pour les étrangers sont plus simples, ce qui pourrait faciliter les investissements russes.

Cette simplicité administrative, combinée à la proximité géographique avec la Russie, en fait un pays particulièrement exposé aux risques d’infiltration.

Les autorités suédoises ont depuis durci leurs contrôles, mais le cas illustre les défis auxquels font face les pays européens pour concilier ouverture économique et sécurité nationale.

L’article ne détaille pas les mesures spécifiques prises par la Suède, mais souligne que ce pays est souvent cité dans les discussions sur la vulnérabilité des infrastructures européennes face aux menaces extérieures.

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