Le climat et les humains : Temps doux sur l'an mil
Entre le 10ᵉ et le 13ᵉ siècle, l’Europe est marquée par un climat chaud, appelé ultérieurement "petit optimum climatique". Sécheresses, incendies, inondations, les catastrophes sont nombreuses et affectent les populations. Comment les sociétés médiévales s’adaptent-elles aux variations climatiques ?
Résumé
Chauffage médiéval
Entre les années 900 et 1200, l’Europe connaît une période de réchauffement climatique appelée petit optimum médiéval ou anomalie climatique médiévale.
Ce phénomène, identifié en 1965 par le paléoclimatologue anglais Hubert Lamb, se caractérise par des étés plus chauds et des hivers plus doux que la moyenne.
Les températures sont irrégulières : certains étés, comme celui de 1137 dans le nord-ouest de l’Europe, sont caniculaires, tandis que d’autres hivers, comme celui de 1234, restent exceptionnellement froids.
Ce réchauffement s’explique par deux facteurs principaux : une augmentation des radiations solaires reçues par la Terre et une faible activité volcanique, limitant les particules refroidissantes dans l’atmosphère.
Cette période contraste avec le petit âge glaciaire qui lui succède aux 13ᵉ et 14ᵉ siècles.
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