Royaume-Uni : les données médicales de 500 000 personnes proposées à la vente en Chine
Ces données anonymisées ne contenaient ni noms, ni adresses, ni coordonnées, ni numéros de téléphone, a assuré le gouvernement britannique..
Les données médicales anonymisées de 500 000 volontaires britanniques ont été temporairement proposées à la vente sur un site chinois appartenant à l'entreprise Alibaba. Cette base de données, gérée par UK Biobank, est utilisée pour la recherche médicale. Les données concernent des informations non identifiantes, comme le sexe, l'âge, le mois et l'année de naissance, la situation socio-économique ou les habitudes de vie. Aucune donnée personnelle comme le nom, l'adresse ou le numéro de téléphone n'est incluse. Cette situation a été découverte par UK Biobank la semaine précédant l'annonce publique, soit autour du 16 avril 2025. Les données ont été mises à disposition de la recherche par des volontaires britanniques, dans un cadre légal et éthique, mais leur utilisation a été détournée.
Le problème ne provient ni d'une fuite ni d'une cyberattaque, mais d'un téléchargement légitime effectué par des organisations accréditées. Trois établissements de recherche chinois ont été identifiés comme ayant téléchargé certains jeux de données. Ces établissements ont ensuite partagé les données avec le site d'Alibaba, où des annonces proposant leur vente ont été publiées. Le secrétaire d'État britannique à la technologie, Ian Murray, a souligné devant le Parlement que la manière dont ces données sont parvenues jusqu'à Alibaba reste à clarifier. Une fois le problème identifié, les gouvernements britannique et chinois ont collaboré avec Alibaba pour supprimer rapidement ces annonces avant toute transaction.
Plusieurs acteurs clés sont impliqués dans cette affaire. UK Biobank, une base de données biomédicales britannique, est responsable de la collecte et de la gestion des données des 500 000 volontaires. Son directeur général, le professeur Rory Collins, a confirmé que les données proposées à la vente ne contenaient aucune information personnelle identifiante. Le gouvernement britannique, représenté par Ian Murray, a réagi en suspendant l'accès à la plateforme et en identifiant les établissements chinois concernés. Alibaba, entreprise chinoise propriétaire du site où les annonces ont été publiées, a collaboré avec les autorités pour retirer les annonces et suspendre l'accès à ses services.
Trois annonces proposant la vente des données ont été repérées, dont une semblait contenir des informations concernant l'ensemble des 500 000 volontaires. Aucune vente n'a eu lieu grâce à l'intervention rapide des gouvernements britannique et chinois, ainsi que d'*Alibaba*. L'accès à la plateforme a été suspendu pour éviter tout risque de nouvelle fuite ou utilisation abusive. Le gouvernement britannique a précisé que les établissements chinois impliqués avaient été identifiés et suspendus, mais que les détails sur la manière dont les données ont transité jusqu'à *Alibaba* restaient à éclaircir. Cette affaire soulève des questions sur la sécurité des données médicales partagées à l'international.

