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J'ai lu l'autobiographie de Vincent Lagaf' et c'était plus long qu'un marathon

Thomas Messias· 1 août 2026

Je voulais des explications pour «La Zoubida» et «Le Baltringue», mais je n'ai eu que des miettes. Ces 400 pages pondues sans aucun effort d'écriture ou de remise en question ont eu raison de moi.

Résumé

1

Critique d'une autobiographie

L'article critique l'autobiographie de Vincent Lagaf', intitulée Je m'appelais Franck, publiée en mars 2023 par XO Éditions.

L'auteur, Thomas Messias, souligne que ce livre de 432 pages est écrit de manière rudimentaire, avec des fautes de français volontaires et des jeux de mots non retravaillés.

L'ouvrage est décrit comme un long monologue sans effort de réflexion ni remise en question, ce qui rend sa lecture fastidieuse.

Vincent Lagaf' y annonce dès l'introduction son intention d'écrire de manière simple, sans prétention littéraire, mais cela ne justifie pas selon l'auteur le manque de qualité globale.

Le livre est publié par une maison d'édition spécialisée dans les autobiographies de célébrités, souvent considérées comme peu exigeantes sur le plan littéraire.

2

Structure et thèmes abordés

L'autobiographie de Vincent Lagaf' est divisée en plusieurs parties couvrant sa jeunesse, ses débuts professionnels et sa carrière médiatique.

L'auteur évoque notamment son adoption à 3 ans, son passage par l'assistance publique, et son changement de prénom de Franck à Vincent.

Il consacre également des pages à ses années d'animateur dans les GO (Gentils Organisateurs) au Club Med, puis à sa carrière télévisuelle avec des émissions comme L'Or à l'appel ou Le Bigdil.

Cependant, les anecdotes sont jugées répétitives et peu captivantes, malgré leur originalité supposée.

Le livre aborde aussi des sujets comme le jet-ski, le Flyboard, et son rôle dans l'émission Fort Boyard entre 2018 et 2024.

L'ensemble est critiqué pour son manque de profondeur et son style d'écriture peu travaillé.

3

La Zoubida et polémique

L'un des sujets les plus attendus dans l'autobiographie est la chanson La Zoubida, un tube de 1991 resté 11 semaines en tête du Top 50 français et 34 semaines dans le classement.

Cette chanson, qui parodie un accent maghrébin, est largement considérée comme raciste.

Vincent Lagaf' y raconte l'histoire d'une jeune femme nommée Zoubida, dont la mère refuse qu'elle aille à un bal, avant qu'un homme arrive sur un scooter volé.

L'auteur évoque cette chanson sur seulement une page et demie, affirmant qu'il n'y avait aucune intention malveillante et que personne d'origine maghrébine ne lui a reproché cette chanson.

Il rejette toute critique en la qualifiant de réaction de pseudo-intellos.

Le clip de la chanson est décrit comme renforçant les stéréotypes racistes.

En 2025, Lagaf' a déclaré que prendre un accent arabe était raciste, mais cette déclaration est interprétée comme une expression de frustration face aux limites de la liberté d'expression plutôt que comme un changement d'opinion.

4

Le Baltringue et échecs

Le livre aborde également l'échec du film Le Baltringue, dont Vincent Lagaf' a écrit le scénario.

Il explique que le réalisateur initial, Chris Nahon, a abandonné deux semaines avant le tournage, forçant Lagaf' à trouver un remplaçant en urgence, Cyril Sebas, décrit comme motivé mais inexpérimenté.

Lagaf' attribue l'échec du film à ce choix et à sa sortie le même jour qu'Avatar de James Cameron, sorti le 16 décembre 2009, alors que Le Baltringue est sorti en France le 27 janvier 2010.

L'auteur évite toute autocritique, préférant pointer du doigt les autres.

Il évoque aussi un téléfilm belge tourné bénévolement, où il critique l'amateurisme des autres participants, mais sans remettre en cause son propre rôle dans ce fiasco.

5

Portrait de l'auteur

À travers son autobiographie, Vincent Lagaf' se dépeint comme un homme déterminé, épris de reconnaissance et doté d'un ego important.

Il avoue haïr recevoir des ordres ou être contredit, et semble incapable de remise en question.

Plusieurs anecdotes illustrent cette personnalité, comme son refus de chanter déguisé en courgette pour l'émission Mask Singer sur TF1, qu'il interprète comme un manque de respect de la part de ses collaborateurs après plus de 30 ans de carrière.

Il compare cette situation à celle de Jean-Pierre Mader, qui a su accepter son déclin.

L'auteur est également décrit comme quelqu'un qui aime les gens pour ce qu'ils lui renvoient, mais qui peine à établir des relations équilibrées.

Son manque d'humilité et son incapacité à reconnaître ses erreurs sont soulignés comme des traits dominants.

6

Réception et enjeux culturels

L'article s'inscrit dans une série de critiques d'autobiographies de célébrités oubliées, souvent publiées par des maisons d'édition comme XO Éditions, spécialisées dans les livres grand public et peu exigeants sur le plan littéraire.

L'auteur de l'article, Thomas Messias, interroge la valeur cognitive de ce type de lecture, soulignant que contrairement aux idées reçues, tous les livres ne se valent pas pour la stimulation intellectuelle.

Il cite des études sur les bienfaits de la lecture, mais souligne que des ouvrages comme celui de Vincent Lagaf' ne contribuent pas à améliorer les capacités cognitives.

Le livre est présenté comme un exemple de littérature sans envergure, où l'accessibilité est confondue avec la simplicité, et où l'absence de remise en question domine.

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