Restitutions d’objets d’art pillés : “Que l’on rende enfin sa mémoire à l’Afrique”
Les pays européens, dont la France, se sont engagés dans un processus de restitution aux pays africains d’objets du patrimoine culturel pillés durant la période coloniale. Pourtant, note l’Agence Ecofin, cette restitution dépend toujours de la seule bonne volonté des pays détenteurs. Près de 80 % d…
Résumé
Pillage colonial et mémoire
L’article aborde la question des objets d’art africains pillés pendant la colonisation européenne, notamment française, et conservés dans des musées étrangers.
Ces objets, comme le Djidji Ayôkwè, un tambour sacré ivoirien de 3 mètres et 430 kg, symbolisaient la transmission orale et la résistance des peuples africains.
Leur spoliation, souvent violente, visait à priver ces sociétés de leur histoire et de leur identité.
Environ 80 % du patrimoine culturel de l’Afrique subsaharienne se trouverait aujourd’hui hors du continent, principalement en Europe, privant les Africains de leur propre récit historique.
Cette situation a été dénoncée dès 1965 par l’écrivain béninois Paulin Joachim, qui a lancé le cri de ralliement *« Rendez-nous l’art nègre !
»*, bien au-delà d’une simple demande de restitution matérielle.
Il s’agissait d’une exigence de réappropriation de la mémoire collective.
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