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La mécanique d'une répression d'État

Thibault Plantet· 30 septembre 2026

L'École de mécanique de la Marine ( ESMA ) fut l'un des principaux centre clandestins d'enfermement, de torture et d'assassinat de la dictature argentine (1976-1983). Érigé en lieu de mémoire, il est aujourd'hui menacé par un discours révisionniste au plus haut sommet de l'État.

Résumé

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Contexte historique

Le 24 mars 1976, un coup d’État militaire renverse la présidente argentine Isabel Perón, marquant le début d’une dictature dirigée par une junte composée de trois officiers, dont le général Jorge Rafael Videla.

Ce régime, appelé Processus de réorganisation nationale, instaure un appareil répressif sans précédent en Argentine, avec plus de six cents centres de détention clandestins répartis sur le territoire.

Entre 1976 et 1983, cette répression fait environ trente mille morts et disparus, un chiffre contesté aujourd’hui par le président argentin Javier Milei.

L’École de mécanique de la Marine argentine (ESMA), située à Buenos Aires, devient l’un des symboles les plus marquants de cette violence d’État, avec environ 5 000 détenus, dont seulement 300 survivent.

L’ESMA est aussi liée à l’opération Condor, un réseau transnational de coordination entre régimes autoritaires latino-américains, inspiré par les doctrines contre-insurrectionnelles de la guerre froide.

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