À quoi croyons-nous encore ? : Y croire qu’est-ce que ça change ?
Les grands récits du 20ᵉ siècle se sont effondrés, mais le besoin de croire, lui, persiste en se déplaçant vers de nouveaux objets comme la technologie, l’écologie ou l’amour. Croire devient une action sans garantie. Pourquoi a-t-on besoin de faire encore ce pari de l'espérance ?
Résumé
Effondrement des grands récits
Les idéologies et utopies du 20ᵉ siècle, comme le communisme, le progrès linéaire ou les promesses révolutionnaires, ont perdu leur crédibilité.
Ces grands récits (concepts philosophiques désignant des visions globales du monde et de l’histoire) ont structuré la pensée collective pendant des décennies, mais leur déclin s’est accéléré au tournant du 21ᵉ siècle.
Selon les intervenants de l’article, cette perte de repères n’a pas supprimé le besoin humain de croire en quelque chose.
Au contraire, ce besoin s’est déplacé vers de nouveaux objets : la technologie, l’écologie, l’amour ou encore des causes sociales comme le féminisme.
Par exemple, l’écologie est devenue un nouveau terrain de croyance, où l’on mise sur un avenir durable malgré l’absence de certitudes.
Ce phénomène illustre une transformation des valeurs, où les anciennes promesses politiques laissent place à des engagements plus concrets, mais tout aussi incertains.
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