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Société

L'année prochaine, quoi qu'il m'en coûte

Slate FR · mis à jour il y a 1 h

[BLOG You Will Never Hate Alone] Hors de question de revivre un été pareil. Il en va de ma santé mentale comme physique.

Canicules répétées

L'auteur décrit les vagues de chaleur intenses et répétées qu'il a subies, qualifiées de canicules (périodes de forte chaleur prolongée, souvent supérieure à 35°C). Ces épisodes ont eu un impact physique et mental sévère, provoquant des nuits sans sommeil, une fatigue extrême et une difficulté à penser clairement. Les conditions de vie pendant ces périodes sont comparées à une forme de torture psychique, avec un isolement forcé à domicile, des volets fermés et une sensation d'épuisement. L'auteur souligne que ces canicules ne sont pas un phénomène isolé, mais une tendance qui s'intensifie chaque année, rendant ces expériences de plus en plus difficiles à supporter.

Décision d'installer climatisation

Face à l'aggravation des canicules et à l'incapacité à les éviter, l'auteur décide d'installer un système de climatisation (appareil qui refroidit l'air intérieur) chez lui, malgré les coûts élevés. Cette solution est présentée comme la seule alternative pour préserver sa santé mentale et physique. L'auteur assume pleinement ce choix, même s'il reconnaît que la climatisation peut être critiquée pour son impact écologique. Il adopte une posture pragmatique, estimant que la survie personnelle prime sur les considérations environnementales à long terme, dans un contexte où les mesures politiques pour lutter contre le réchauffement climatique ont échoué.

Critique des politiques climatiques

L'auteur critique sévèrement les responsables politiques pour leur inaction face au réchauffement climatique (augmentation progressive des températures moyennes due aux activités humaines, documentée depuis des décennies). Il évoque les rapports du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, créé en 1988, qui publie des évaluations scientifiques sur les impacts du changement climatique). Selon lui, les gouvernements successifs ont privilégié des discours sans actions concrètes, reportant les décisions nécessaires à plus tard. Cette absence de mesures radicales est perçue comme une trahison des responsabilités politiques, surtout dans un contexte où les conséquences du changement climatique deviennent de plus en plus visibles et dangereuses.

Transition écologique bloquée

L'auteur explique que la transition écologique (passage à un modèle économique et social moins polluant et plus durable) se heurte à une résistance forte dans la société. Les mesures contraignantes pour réduire la consommation d'énergie ou modifier les habitudes de vie sont perçues comme des atteintes aux libertés individuelles. Il souligne que cette opposition est compréhensible dans une société où la consommation est au cœur des modes de vie, mais que l'absence de courage politique pour imposer ces changements aggrave la crise climatique. La sobriété (réduction volontaire de la consommation et du gaspillage) est présentée comme une solution nécessaire, mais peu populaire.

Rôle des écologistes questionné

L'auteur s'interroge sur l'efficacité des écologistes (mouvements et partis politiques défendant l'environnement) dans leur rôle d'alerte et de proposition de solutions. Il leur reproche de s'être perdus dans des querelles internes ou de critiquer des solutions comme la climatisation sans proposer d'alternatives viables. Cette critique vise particulièrement leur incapacité à empêcher que des lieux essentiels, comme les hôpitaux ou les écoles, ne deviennent des espaces de souffrance en période de canicule. L'auteur estime que cette division a contribué à une situation où les solutions individuelles, comme la climatisation, deviennent incontournables.

Ce que ça pourrait changer

L'auteur conclut que le monde est entré dans une *nouvelle ère* marquée par des étés de plus en plus chauds et intenses, où la survie passe par des adaptations individuelles. Les étés de l'enfance ne reviendront pas, et il faut accepter que des solutions comme la climatisation soient nécessaires pour faire face à des températures insupportables. Cette réalité est présentée comme regrettable, mais inévitable. L'auteur insiste sur l'idée que la souffrance imposée par les canicules ne laisse pas le choix : il faut agir pour se protéger, même si cela implique des compromis avec ses valeurs ou des impacts environnementaux.

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