L'héritage de la photographe Lee Miller/ Mondial de Foot sous la coupe de Trump ? / Dessinateurs de presse sous pression
Ce matin à 7h38, Bérengère Bonte reçoit Fanny Schulmann, commissaire de l’exposition du Musée d’Art Moderne et Christophe Jamin, auteur de Lee Fantôme chez Grasset. Puis à 8h20, la commissaire d'exposition sera rejoint par la photographe Chloé Sharrock.
Résumé
Lee Miller, icône méconnue
Lee Miller (1907-1977) est une photographe américaine dont l'œuvre, longtemps éclipsée, connaît un regain d'intérêt avec une exposition au Musée d'Art Moderne de Paris en 2026.
Elle a marqué l'histoire de la photographie par son parcours unique : mannequin pour Vogue dans les années 1920, puis photographe de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale pour le magazine Condé Nast.
Son travail documente des moments clés comme la libération des camps de concentration de Buchenwald et Dachau en 1945, offrant un témoignage visuel bouleversant de l'horreur nazie.
L'exposition met en lumière son héritage artistique et son influence sur la photographie contemporaine, notamment son approche avant-gardiste mêlant surréalisme et réalisme brut.
Deux invités, Fanny Schulmann, conservatrice en chef au Musée d'Art Moderne, et Christophe Jamin, auteur du livre Lee Fantôme (Grasset, 2026), échangent sur son parcours et son impact durable sur l'art et le photojournalisme.
Trump et l'organisation du Mondial
Le journaliste Nicolas Kssis-Martov, du magazine So Foot, s'interroge sur l'influence potentielle de Donald Trump dans l'organisation d'un futur Mondial de football.
Trump, connu pour son intérêt marqué pour le sport et son soutien aux événements internationaux, a déjà été associé à des projets sportifs controversés, comme l'attribution de la Coupe du Monde 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Cette édition, la première à se tenir dans trois pays, soulève des questions sur les motivations politiques et économiques derrière cette candidature.
Kssis-Martov analyse dans son livre Latéral gauche (Éditions Libertalia, 2026) les liens entre pouvoir, sport et géopolitique, en s'appuyant sur des exemples historiques où des dirigeants ont utilisé le football comme outil de soft power.
Le débat porte notamment sur les risques de politisation du sport et les conséquences pour les fédérations internationales comme la FIFA.
Dessinateurs de presse en danger
Kak, dessinateur de presse et président de l'association Cartooning for Peace, alerte sur la pression croissante subie par les dessinateurs de presse dans le monde.
Cette organisation, fondée en 2006 par Plantu et Kofi Annan, défend la liberté d'expression et la protection des artistes dont le travail critique les pouvoirs en place.
Kak évoque les menaces, les censures et les violences physiques ou juridiques auxquelles sont confrontés ces professionnels, notamment dans des pays où la liberté de la presse est restreinte.
Par exemple, des dessinateurs syriens ou turcs ont été emprisonnés pour leurs caricatures, tandis que d'autres, comme ceux du magazine français Charlie Hebdo, font face à des risques permanents depuis l'attentat de 2015.
L'association recense chaque année des centaines de cas de violations de la liberté de la presse, soulignant l'importance de soutenir ces voix critiques dans un contexte géopolitique tendu.
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