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Après un vote aux côtés de la Russie et de la Corée du Nord à l’ONU, les États-Unis accusent la France de complaisance à l’égard de régimes dictatoriaux

Marin Saillofest· 28 juillet 2026
Après un vote aux côtés de la Russie et de la Corée du Nord à l’ONU, les États-Unis accusent la France de complaisance à l’égard de régimes dictatoriaux

Washington a notamment voté avec la Russie, la Corée du Nord et le Mali contre le renouvellement du mandat du Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. L’article Après un vote aux côtés de la Russie et de la Corée du Nord à l’ONU, les États-Unis accusent la France de complaisance à l’égard de régimes dictatoriaux est apparu en premier sur Le Grand Continent.

Résumé

1

Vote controversé à l'ONU

Le 24 juillet 2026, les États-Unis ont voté contre la reconduction du mandat du Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, pour une durée de quatre ans.

Ce vote s’est fait aux côtés de 9 autres pays, principalement des régimes autoritaires comme la Russie, la Corée du Nord, le Mali, le Burkina Faso ou le Nicaragua.

Sur les 153 pays votants, 144 ont soutenu la reconduction, dont la quasi-totalité des pays européens (sauf le Bélarus, qui s’est abstenu), la Chine, l’Inde et la majorité des pays africains.

Le Haut-commissaire aux droits de l’homme est une fonction clé de l’ONU chargée de promouvoir et protéger les droits humains dans le monde.

Son mandat est généralement renouvelé par consensus, ce qui rend ce vote inhabituel et controversé.

2

Accusations américaines

Les États-Unis ont accusé la France de complaisance envers des régimes dictatoriaux après son vote en faveur de la reconduction de Volker Türk.

Washington a critiqué le fait que l’ONU, selon eux, passe son temps à critiquer des démocraties comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou Israël pour leurs politiques migratoires ou sécuritaires, tout en fermant les yeux sur les violations des droits humains commises par des pays comme la Russie ou la Corée du Nord.

Les États-Unis ont également menacé de réévaluer leur engagement envers l’ONU, y compris leur financement, si le mandat de Türk était renouvelé.

Le terme complaisance désigne ici une attitude trop indulgente ou tolérante envers des comportements répréhensibles.

3

Contexte politique tendu

Ce vote s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’ONU depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

En février 2025, les États-Unis avaient déjà voté aux côtés de la Russie et de la Corée du Nord contre une résolution réaffirmant l’engagement de l’ONU en faveur de la souveraineté de l’Ukraine, alors que la guerre en Ukraine durait depuis trois ans.

En avril 2025, Washington avait de nouveau voté contre une résolution condamnant l’agression russe.

L’administration Trump accuse l’ONU d’être inefficace, biaisée et de favoriser une immigration incontrôlée.

Trump a même proposé de remplacer l’ONU par un Conseil de la Paix, un nouvel organisme qu’il présenterait comme plus efficace.

4

Réaction française et tensions diplomatiques

La France a dénoncé le vote américain, qualifiant les États-Unis de modèle en matière de droits humains autrefois, mais désormais isolés.

Cette critique a provoqué une réaction forte de la part des diplomates américains, qui ont quitté une réunion du Conseil de sécurité sur l’Ukraine lors de l’intervention du représentant français, Jérôme Bonnafont.

Un représentant adjoint américain, Dan Negrea, a expliqué cette protestation publique comme une réponse à ce qu’il considère comme des leçons et une indignation morale jugées condescendantes et irrespectueuses de la part de la France.

Ces protestations, très rares à l’ONU, illustrent l’ampleur des tensions entre les deux pays.

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