Vivre à l’étranger pour vivre plus lentement
Face au coût de la vie, au stress urbain et à l’épuisement professionnel, de plus en plus de jeunes choisissent de partir à l’étranger. De l’Europe à l’Asie, la presse raconte cette quête d’une vie plus lente et plus proche de la nature.
Résumé
Expatriation pour qualité de vie
De plus en plus de jeunes, notamment des Irlandais, choisissent de quitter leur pays pour s’installer à l’étranger afin d’améliorer leur qualité de vie.
Cette tendance est motivée par plusieurs facteurs, dont le coût élevé de la vie, le stress lié à la vie urbaine et l’épuisement professionnel.
Par exemple, à Dublin, la pression immobilière et le manque d’infrastructures poussent les habitants à consacrer beaucoup de temps aux trajets quotidiens.
L’Irlande, qui a assuré la présidence de l’Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2026, illustre cette dynamique.
Les expatriés recherchent des modes de vie plus lents, souvent en lien avec la nature, comme en Croatie, en Suède, en Finlande, en Lettonie ou en Slovénie.
Le concept de fjaka, une tradition dalmate désignant un moment de calme ou l’art de ne rien faire, symbolise cette quête de ralentissement.
Témoignages d'expatriés irlandais
Des témoignages recueillis par The Irish Times auprès d’Irlandais installés en Europe mettent en lumière leurs aspirations.
Cheryl Devine, restauratrice dans un village croate, évoque par exemple la fjaka comme une pratique quotidienne.
Les expatriés apprécient également des coûts de la vie plus abordables et une proximité accrue avec la nature.
La journaliste à l’origine de ces reportages souligne que ces expériences pourraient inspirer un changement de mode de vie en Irlande, notamment dans la façon de savourer les plaisirs simples.
L’article suggère que ces retours d’expérience pourraient encourager une réflexion sur l’adoption de rythmes de vie plus sereins, même dans un pays comme l’Irlande.
Singapouriens en quête de calme
À Singapour, où le marché du travail est instable et où les cas d’épuisement professionnel se multiplient, de jeunes adultes cherchent à repenser leur conception d’une vie épanouissante.
Le site F Zine, dédié aux jeunes Singapouriens, a rencontré deux jeunes qui ont choisi de vivre une vie plus paisible et authentique à l’étranger.
L’un a travaillé dans une plantation de thé au Japon, tandis que l’autre a rejoint une ferme au Kazakhstan.
Ces deux jeunes sont des woofeurs, c’est-à-dire des participants au programme WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms), qui permet de travailler bénévolement dans des fermes biologiques en échange du gîte et du couvert.
Loh Yong Qi, 19 ans, a été séduite par cette expérience après avoir découvert le Kazakhstan via des vidéos sur TikTok et envisage désormais de partir en Nouvelle-Zélande ou au Canada.
WWOOFing : une parenthèse slow
Le programme WWOOF, qui signifie World Wide Opportunities on Organic Farms (Opportunités mondiales dans des fermes bio), est une initiative permettant aux voyageurs de travailler dans des fermes écoresponsables tout en découvrant une nouvelle culture.
Dorcas Yet, 24 ans, a choisi de participer à ce programme pour sortir du schéma traditionnel métro-boulot-dodo et vivre une expérience authentique.
Il a travaillé dans une plantation de thé au Japon, où il a dû se détacher de l’obsession de l’efficacité et de la productivité.
Ce séjour lui a permis de ralentir son rythme de vie et d’apprécier davantage ce qu’il possède déjà.
Il envisage désormais de renouveler l’expérience à Taïwan ou à Copenhague.
Pour Loh Yong Qi, ce type de voyage offre une parenthèse idéale pour se reconnecter à soi-même et à la nature.
Critique de la vie urbaine
L’article souligne une critique récurrente de la vie urbaine, notamment dans les grandes villes comme Dublin, où la pression immobilière et les trajets quotidiens épuisent les habitants.
Les expatriés interrogés, qu’ils soient irlandais ou singapouriens, recherchent des alternatives à ce rythme effréné.
Par exemple, Dorcas Yet, originaire de Singapour, décrit la course effrénée comme une réalité bien connue dans son pays, où l’efficacité est souvent valorisée au détriment du bien-être.
En quittant leur environnement urbain, ces jeunes cherchent à retrouver un équilibre, que ce soit en travaillant dans des fermes, en vivant dans des villages ou en s’immergeant dans des cultures locales.
Leur objectif n’est pas seulement de changer de lieu, mais aussi de changer de mode de vie.
Proximité avec la nature
Une caractéristique commune aux expatriés interrogés est leur attirance pour des environnements naturels.
Que ce soit en Croatie, en Suède, en Finlande, en Lettonie, en Slovénie, au Japon ou au Kazakhstan, les jeunes recherchent une proximité avec la nature, souvent absente dans leurs pays d’origine.
Cette quête s’accompagne d’un désir de ralentir et de savourer les plaisirs simples de la vie, comme le souligne Cheryl Devine en Croatie avec la fjaka.
Les fermes biologiques, les plantations de thé ou les élevages de moutons offrent un cadre de vie où le temps semble s’écouler différemment.
Pour Loh Yong Qi, cette expérience a été une révélation, lui permettant de découvrir des paysages et des modes de vie qu’elle n’avait auparavant connus que via les réseaux sociaux.
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