Sur le front invisible de la guerre hybride 5/5 : En Lituanie, la résistance civile se réinvente
En Lituanie, la société perçoit les campagnes de déstabilisations russes comme une menace existentielle et se mobilise. Très développé, le secteur des nouvelles technologies invente de nouveaux outils, utilisables par tous, afin d’anticiper et de contrer les attaques.
Résumé
Menace hybride en Lituanie
La Lituanie, pays frontalier de la Biélorussie et de l’enclave russe de Kaliningrad, fait face à des attaques dites hybrides depuis plusieurs années.
Ces attaques combinent des actions militaires non conventionnelles (sabotages, cyberattaques, désinformation) et des menaces diffuses, comme des intrusions de drones ou des campagnes de déstabilisation en mer Baltique.
Pour les autorités et la population lituaniennes, ces actions sont perçues comme une menace existentielle, c’est-à-dire mettant en danger la stabilité, la souveraineté ou même l’existence même du pays.
Cette perception s’explique par l’histoire récente : la Lituanie a été occupée par l’URSS jusqu’en 1991 et garde une mémoire vive des pressions russes.
En octobre 2026, ces attaques sont considérées comme suffisamment graves pour mobiliser l’ensemble de la société civile, bien au-delà des institutions traditionnelles.
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