Misogynie et botanique : comment le patriarcat s'est infiltré dans nos jardins
Des savoirs effacés et des noms de plantes sexistes : une balade organisée par l'association Les Mutines indigènes, dans le Gard, a permis de mesurer les biais qui parcourent encore le monde de la botanique. Rousson (Gard), reportage Sac sur le dos, chaussures aux pieds, et loupe botanique pendue a…
Résumé
Botanique et pouvoir
L’article explore le lien historique entre la botanique et les structures de pouvoir patriarcales.
Il souligne que la classification des plantes, développée principalement par des hommes scientifiques entre le XVIIe et le XIXe siècle, reflète des biais de genre.
Par exemple, le système de nomenclature binomiale de Carl von Linné (1707-1778), qui classe les espèces végétales en genres et espèces, a souvent attribué des caractéristiques « féminines » ou « masculines » aux plantes.
Ainsi, des fleurs comme la rose ou la pivoine étaient décrites comme « délicates » ou « fragiles », tandis que des plantes comme le chêne ou le pin étaient associées à des traits « forts » ou « résistants ».
Ces stéréotypes naturalisés ont contribué à légitimer des rôles sociaux genrés, où la femme était perçue comme passive et l’homme comme actif.
L’article cite également des travaux de la botaniste Valérie Chansigaud, qui montre comment ces représentations ont influencé la perception des plantes, mais aussi des femmes dans la société.
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