DIRECT Megafeux : la situation reste « imprévisible » en Gironde
<img src='https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L700xH466/afp__20260728__hl_eruiz_3244088__v1__highres__francegirondeenvironnementwildfire_1_-10830.jpg?1785228214' class='spip_logo' width='700' height='466' alt="" /> <p>L'incendie qui ravage la Gironde depuis près d'une semaine est sous contrôle, mardi 28 juillet, mais les pompiers guettent le retour de la canicule, qui pourrait jouer en leur défaveur. Suivez notre direct. <br class='autobr' /> Le mégafeu qui frappe la Gironde est «<small class="fine d-inline"> </small>stabilisé<small class="fine d-inline"> </small>», ce mardi matin, après avoir ravagé 42 000 hectares de forêt, mais la situation reste «<small class="fine d-inline"> </small>imprévisible<small class="fine d-inline"> </small>» en raison des conditions météo. Les incendies dans le Var et les Hautes-Alpes sont
Résumé
Megafeux en Gironde
Un mégafeu ravage la Gironde depuis près d’une semaine, détruisant 42 000 hectares de forêt.
Ce feu, qualifié de mégafeu en raison de son ampleur exceptionnelle, est désormais stabilisé selon les autorités, mais reste imprévisible en raison des conditions météorologiques, notamment la canicule annoncée.
D’autres incendies en France, comme ceux du Var, des Hautes-Alpes et de Corse, sont également sous contrôle ou toujours en cours.
Les pompiers surveillent de près l’évolution de la situation, car la chaleur pourrait attiser les flammes.
La Gironde est particulièrement touchée, mais les fumées et les particules fines affectent aussi les régions voisines, comme les Landes.
Ce phénomène s’inscrit dans un contexte de crise climatique, où les incendies deviennent plus fréquents et intenses.
Risques pour la santé
Les fumées des mégafeux en Gironde posent des risques majeurs pour la santé, notamment en raison de leur concentration élevée en particules fines.
Ces particules, suffisamment petites pour pénétrer dans les voies respiratoires, provoquent des irritations et aggravent les maladies respiratoires comme l’asthme ou la bronchite.
Selon la pneumologue Maéva Zysman du CHU de Bordeaux, la situation est comparable à « être au-dessus d’un barbecue géant pendant plusieurs heures ».
Les autorités sanitaires ont enregistré une augmentation de 50 % des appels au Samu dans la région.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a minimisé les risques en conseillant l’utilisation de masques FFP2, mais ces masques ne protègent pas contre le monoxyde de carbone, un gaz inodore et invisible émis par les incendies.
Les personnes fragiles doivent donc rester vigilantes.
Évacuations massives
Face à l’avancée des feux, les autorités ont ordonné l’évacuation préventive des campings de Lacanau, en Gironde, pour faciliter les opérations de secours et protéger les touristes.
Cette mesure concerne 4 000 personnes.
Plus largement, plus de 220 000 personnes ont été évacuées dans le Sud-Ouest, ce qui équivaut à la population d’une grande ville comme Lille ou Rennes.
Il s’agit du plus important déplacement de population en France depuis 1940, marquant un exode sans précédent.
La ville de Lacanau a précisé que l’évacuation du reste de la population n’était pas envisagée pour l’instant, mais la situation reste sous haute surveillance en raison de la canicule et de l’évolution des incendies.
Conséquences sanitaires
Les services d’urgence de Bordeaux observent une hausse des pathologies respiratoires depuis le début des incendies.
Les particules fines en suspension dans l’air peuvent rester plusieurs jours et aggraver des maladies préexistantes.
La qualité de l’air en Nouvelle-Aquitaine est fortement dégradée, avec des niveaux de pollution comparables à ceux d’une zone industrielle.
Les autorités sanitaires rappellent que les personnes sensibles, comme les enfants, les personnes âgées ou celles souffrant de maladies chroniques, doivent limiter leurs activités en extérieur et porter des masques adaptés.
La situation rappelle celle des pics de pollution, mais avec une intensité et une durée bien supérieures.
Pyrocène : l'ère du feu
La philosophe Joëlle Zask, autrice de Quand la forêt brûle, utilise le terme de Pyrocène pour décrire une nouvelle ère géologique marquée par des mégafeux d’une intensité sans précédent.
Ces incendies, souvent aggravés par le changement climatique, génèrent leur propre climat en créant des conditions propices à leur propagation.
Zask souligne la nécessité de repenser notre rapport au feu, notamment en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
Elle propose des solutions comme le débroussaillage, la plantation de végétaux moins inflammables ou l’éloignement de la végétation des habitations.
Elle insiste aussi sur le rôle des animaux, comme les chevreuils ou les sangliers, qui aident à éclaircir les forêts, et critique la plantation massive de pins, très inflammables, dans les Landes depuis le XIXe siècle.
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