L'accès aux vacances progresse, mais dix millions de Français modestes n'ont pas les moyens de partir
Les Français sont de moins en moins nombreux à indiquer qu'ils n'ont pas les moyens de partir une semaine en congé. Mais les écarts demeurent entre milieux sociaux.
La part des Français déclarant ne pas avoir les moyens de partir en vacances une semaine par an a fortement diminué, passant de 34,8 % en 2004 à 21,2 % en 2024. Cette amélioration concerne toutes les catégories sociales, y compris les ménages modestes, dont la situation s’est significativement améliorée.
Malgré une réduction de l’écart absolu entre classes aisées et modestes, les inégalités relatives se creusent. En 2024, les 20 % les plus modestes sont 21 fois plus nombreux à déclarer ne pas pouvoir partir que les 20 % les plus aisés, contre un rapport de 6 en 2004.
Les données reposent sur des déclarations subjectives. Depuis 2020, la question posée est plus précise, mesurant spécifiquement l’impossibilité financière de partir, et non le simple taux de départ. Cela explique pourquoi près de 100 % des ménages aisés déclarent désormais pouvoir se le permettre.
Près de dix millions de Français modestes (dont six millions parmi les 20 % les plus pauvres) n’ont pas les moyens de s’offrir une semaine de vacances hors de chez eux. Ces chiffres masquent une réalité où des millions de personnes renoncent à des loisirs ou à la découverte d’autres territoires par manque de ressources.
Les données ne captent pas toutes les nuances des vacances. Entre un court séjour familial à proximité et un long voyage à l’étranger, il existe une grande disparité dans l’accès aux loisirs et aux expériences, souvent liée aux revenus et au niveau de vie.

