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Législatives du 27 octobre en Israël : les partis arabes divisés sur la stratégie à suivre

Courrier International· 31 juillet 2026

Rester dans une opposition de principe ou chercher à exercer une influence directe au sein du pouvoir ? À trois mois des élections législatives, les sondages indiquent que les partis arabes israéliens pourraient, ensemble, être des acteurs clés d’une future majorité. Mais ces formations divergent s…

Résumé

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Élections en Israël

Les élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026 opposent deux blocs principaux : l'opposition, menée par Gadi Eisenkot, et la coalition gouvernementale actuelle dirigée par Benyamin Nétanyahou.

Selon les sondages récents, l'opposition pourrait obtenir environ 60 sièges à la Knesset, mais ne serait pas en mesure d'atteindre la majorité absolue de 61 sièges seule.

La Knesset est le parlement israélien, composé de 120 sièges.

Les partis arabes israéliens, représentant environ 20 % de la population du pays, pourraient jouer un rôle décisif en remportant une dizaine de sièges, ce qui en ferait des faiseurs de rois capables de faire basculer la balance politique.

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Partis arabes divisés

Les partis arabes israéliens, qui forment environ 10 % des sièges potentiels à la Knesset, sont divisés sur la stratégie à adopter pour les élections de 2026.

Quatre partis principaux se distinguent : Raam (islamiste), Hadash, Taal et Balad.

Ces partis représentent les intérêts de la minorité palestinienne en Israël, une population majoritairement arabe et musulmane.

Leur division affaiblit leur capacité à influencer le résultat final, malgré leur potentiel pouvoir de décision.

Mansour Abbas, chef du parti Raam, pourrait cependant jouer un rôle clé en raison de sa position historique : son parti a déjà franchi un cap en participant à une coalition gouvernementale en 2021, une première pour un parti arabe en Israël.

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Rôle de Raam

Le parti Raam, dirigé par Mansour Abbas, se distingue des autres formations arabes par son approche pragmatique.

Contrairement à ses homologues, Raam a accepté de participer à des gouvernements israéliens, notamment en 2021, en échange de concessions pour la minorité arabe.

Cette stratégie a permis à Raam de gagner en visibilité et en influence, mais elle est critiquée par d'autres partis arabes qui y voient une collaboration avec un système qu'ils jugent oppressif.

Mansour Abbas pourrait donc être un acteur clé pour l'opposition ou la coalition gouvernementale, selon les alliances qu'il choisira de former après les élections.

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Enjeux pour les Arabes israéliens

Les partis arabes israéliens font face à un dilemme : participer à un système politique qu'ils contestent ou rester en dehors pour préserver leurs principes.

Leur division reflète des divergences profondes sur la meilleure manière de défendre les droits de la minorité palestinienne en Israël.

Certains partis, comme Balad, rejettent toute collaboration avec les institutions israéliennes, tandis que d'autres, comme Raam, privilégient une approche plus conciliante.

Leur capacité à s'unir ou à coordonner leurs actions pourrait déterminer leur influence future, notamment s'ils détiennent la clé pour former une majorité à la Knesset.

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