Week-end “sanglant” à Gaza après l’annonce d’un accord par Washington
Près de vingt personnes ont été tuées dans des bombardements de l’armée israélienne sur l’enclave palestinienne, quelques jours après l’annonce par Donald Trump d’un accord sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire occupé..
Un week-end marqué par une escalade de violences dans la bande de Gaza a suivi l'annonce d'un accord international sur le désarmement du mouvement islamiste Hamas et le retrait progressif de l'armée israélienne. Selon le quotidien palestinien Al-Ayyam, des frappes aériennes israéliennes menées par des drones, des hélicoptères et des avions de chasse ont causé la mort de 19 Palestiniens, dont deux enfants et plusieurs femmes, entre le samedi 31 juillet et le dimanche 1er août 2026. Ces attaques ont visé plusieurs zones de l'enclave, notamment la ville de Khan Younès dans le sud et le nord de Gaza, et ont détruit des habitations ainsi que des abris de fortune. Les navires de guerre israéliens ont également participé à ces opérations militaires. Le ministère de la Santé de Gaza signale que 152 personnes ont péri en juillet 2026, un bilan mensuel record depuis le début de l'année. De nombreuses victimes restent piégées sous les décombres, rendant difficile l'intervention des secours.
L'escalade militaire survient quelques jours après l'annonce par le président américain d'un accord visant à désarmer le Hamas, un mouvement islamiste palestinien considéré comme une organisation terroriste par plusieurs pays, dont Israël et les États-Unis. Cet accord s'inscrit dans le cadre d'un plan de paix plus large, qui prévoit également le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza. Actuellement, l'armée israélienne occupe près des deux tiers de l'enclave, contre un peu plus de la moitié il y a dix mois. Le chef du Conseil de la paix, Nikolaï Mladenov, a critiqué ces frappes, rappelant que les deux parties, Israël et le Hamas, ont des obligations à respecter dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu signé en octobre 2025. Ce cessez-le-feu avait permis la libération de tous les otages israéliens détenus à Gaza.
Depuis la conclusion du cessez-le-feu en octobre 2025, plus de 1 200 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, selon les autorités locales. Ce chiffre porte le bilan total des victimes depuis le 7 octobre 2023 à plus de 73 300 morts. Les frappes récentes ont aggravé une situation humanitaire déjà critique, avec des victimes bloquées sous les décombres et des infrastructures détruites. Le ministère de la Santé de Gaza souligne l'incapacité des ambulances et des équipes de protection civile à accéder rapidement aux zones touchées, ce qui retarde les secours et aggrave le nombre de victimes. Ces violences illustrent les tensions persistantes malgré les efforts diplomatiques pour établir une paix durable dans la région.

