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Québec impose un examen aux nouveaux camionneurs provenant de l’Ontario

ICI Radio-Canada· 9 juillet 2026
 Québec impose un examen aux nouveaux camionneurs provenant de l’Ontario

Cette annonce est un pas dans la bonne direction, selon l'Association du camionnage du Québec.

Résumé

1

Nouvelle règle pour camionneurs

À partir du jeudi 22 mai 2025, le gouvernement du Québec impose un examen pratique aux camionneurs originaires de l’Ontario qui souhaitent obtenir un permis de conduire québécois.

Cette mesure concerne spécifiquement les chauffeurs ayant moins de deux ans d’expérience.

L’objectif est de limiter l’arrivée de conducteurs peu formés, surnommés les *« chauffeurs inc.

»*.

Si un candidat échoue cet examen à deux reprises, il sera contraint de suivre une formation obligatoire de 125 heures, comme l’exige désormais la réglementation québécoise pour obtenir un permis de classe 1, nécessaire pour conduire un poids lourd.

Cette décision s’inscrit dans un contexte où le Québec cherche à renforcer la sécurité routière, notamment après des accidents impliquant des camions.

2

Problème de formation en Ontario

Le rapport du vérificateur général de l’Ontario, publié au printemps 2025, a révélé des lacunes dans la formation des camionneurs dans cette province.

Jusqu’à présent, les chauffeurs ontariens pouvaient obtenir un permis québécois par équivalence, sans vérification de leur niveau de compétence.

Certains d’entre eux, ayant échoué à plusieurs reprises à l’examen de conduite au Québec, se rendaient en Ontario pour obtenir leur permis avant de revenir au Québec, où la reconnaissance des permis était automatique.

Le ministre québécois des Transports, Benoit Charette, a expliqué que cette mesure temporaire vise à combler ce vide en attendant que l’Ontario améliore ses propres standards de formation.

3

Réactions et enjeux

Le PDG de l’Association du camionnage du Québec, Marc Cadieux, a salué cette initiative, la qualifiant de « pas dans la bonne direction ».

Cependant, il a souligné que cette mesure ne résout pas tous les problèmes liés aux *« chauffeurs inc.

»*, notamment la falsification de documents et les stratagèmes d’évitement fiscal.

Ces pratiques, qui permettent à certains conducteurs de contourner les règles, nécessitent selon lui une collaboration pancanadienne pour être efficacement combattues.

Le ministre Charette a reconnu ces limites, précisant que le Québec ne peut agir seul et doit évaluer l’impact des correctifs que l’Ontario pourrait mettre en place pour améliorer la sécurité routière.

4

Autres mesures en cours

En plus de l’examen imposé aux camionneurs ontariens, le Québec a mis en place une formation minimale de 125 heures pour obtenir un permis de classe 1 depuis décembre 2024.

Par ailleurs, une table de travail a été créée pour examiner les conditions des travailleurs étrangers temporaires, avec pour mission de proposer des recommandations d’ici novembre 2025.

Cette table inclut des représentants du gouvernement, de l’industrie du camionnage et d’organisations d’accompagnement.

Enfin, des audiences du coroner sont en cours pour faire la lumière sur trois accidents mortels impliquant des poids lourds au Québec, afin d’identifier d’éventuelles lacunes dans la réglementation ou la formation des conducteurs.

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