L’éruption du Volcán de Fuego met le Guatemala en état d’alerte
Le Volcán de Fuego, considéré comme le plus actif d’Amérique centrale et situé au sud du Guatemala, est entré lundi 3 août dans une nouvelle phase éruptive, poussant les autorités à décréter l’alerte maximale dans plusieurs départements. Au moins 1 700 personnes ont dû être évacuées.
Résumé
Volcan actif en alerte
Le Volcán de Fuego, situé à moins de 50 kilomètres de la capitale du Guatemala, est entré en éruption le 3 août 2026, déclenchant une alerte maximale dans le pays.
Ce volcan, culminant à 3 763 mètres, est considéré comme le plus actif d’Amérique centrale.
Son activité récente se caractérise par des coulées pyroclastiques, des mélanges brûlants de gaz, de cendres et de roches, ainsi que par des émissions massives de cendres.
Les autorités ont décrété une alerte orange à l’échelle nationale, tandis que trois départements (Chimaltenango, Escuintla et Sacatepéquez) ont été placés en alerte rouge, le niveau d’alerte le plus élevé.
Cette situation rappelle que le Guatemala, situé dans une zone géologiquement active, est régulièrement confronté à des risques volcaniques.
Évacuations et victimes
L’éruption a déjà affecté près de 29 000 personnes en raison des retombées de cendres, selon les autorités guatémaltèques.
Au 5 août 2026, 1 700 personnes ont dû être évacuées et prises en charge par les services de secours.
Aucune victime directe n’a été signalée, mais les autorités ont demandé à la population de porter des masques, de couvrir les réservoirs d’eau et de nettoyer les toits pour limiter les risques sanitaires liés aux cendres.
Les 18 localités touchées par les retombées n’ont pas subi de coulées de lave ni de dégâts majeurs sur les habitations, selon les premiers bilans.
Cependant, la situation reste sous haute surveillance en raison de l’intensité de l’éruption.
Risque de lahars
Les experts de l’Insivumeh (Institut national de sismologie, volcanologie, météorologie et hydrologie du Guatemala) anticipent une diminution progressive de l’activité volcanique dans les prochaines heures.
Malgré cela, ils craignent la formation de lahars, des coulées de boue, de cendres et de blocs rocheux, qui pourraient se produire en raison des pluies attendues sur les flancs du volcan.
Ces lahars pourraient parcourir entre cinq et six kilomètres, menaçant les communautés installées à proximité.
Ce phénomène est particulièrement redouté car il peut survenir même après une éruption, en combinant les cendres volcaniques avec l’eau de pluie.
Historique et mémoire
La dernière éruption meurtrière du Volcán de Fuego remonte au 3 juin 2018, où au moins 200 personnes avaient perdu la vie selon un bilan officiel contesté.
Cet événement avait entraîné l’évacuation de milliers de personnes et marqué durablement la mémoire collective.
L’éruption actuelle, bien que moins meurtrière à ce stade, rappelle les dangers constants liés à ce volcan.
Les autorités locales, comme la Conred (agence de coordination nationale dans la lutte contre les catastrophes), appellent à la vigilance et rappellent les mesures de prévention pour limiter les risques pour les populations.
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