Les oubliés de M’béra
En Mauritanie, un camp de réfugiés est devenu la deuxième agglomération du pays après Nouakchott, et une terre d’exil pour celles et ceux qui fuient un Mali en proie aux attaques des groupes jihadistes, la milice Wagner et un État défaillant. M’béra est le nom de cette ville où, depuis 2012, divers…
Résumé
M’béra, ville de 300 000 habitants
Le camp de réfugiés de M’béra, situé dans l’extrême est de la Mauritanie à environ 1 300 kilomètres de Nouakchott, est devenu en 14 ans la deuxième plus grande agglomération du pays après la capitale, avec plus de 309 000 réfugiés maliens accueillis depuis 2012.
Cette transformation s’explique par l’afflux massif de personnes fuyant les violences au Mali, où des groupes jihadistes, la milice Wagner et un État défaillant alimentent un conflit persistant.
M’béra n’est plus un simple camp, mais une ville improvisée, où les réfugiés ont bâti une vie quotidienne malgré des conditions précaires.
Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a souligné lors d’une conférence en 2025 que ce camp illustre la paix, la stabilité et l’hospitalité africaine offertes par la Mauritanie à ces exilés.
Le chiffre de 309 000 réfugiés inclut 7 300 nouveaux arrivants enregistrés entre octobre et décembre 2025, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
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