Chiffrement : Claude casse HAWK et fissure une version réduite d’AES, mais pas de panique

L’équipe Frontier Red Team d’Anthropic a publié un billet dans lequel elle décrit ses trouvailles sur deux algorithmes dédiés à la cybersécurité : HAWK et AES. Si les découvertes sont avérées, les conséquences ne sont pas aussi dramatiques qu’on peut le lire ça et là. Elles ne sont pas inexistantes…
Résumé
Découverte par Anthropic
Le 28 juillet 2026, Anthropic, une entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle, a publié un rapport indiquant avoir découvert des faiblesses dans deux algorithmes de cryptographie grâce à une version interne de son modèle d'IA nommé Claude.
Ces trouvailles ont été réalisées avec une préversion de Mythos, un outil encore inaccessible au grand public.
Les algorithmes concernés sont HAWK, un système de signature numérique conçu pour résister aux attaques des futurs ordinateurs quantiques, et une version réduite de AES, un standard de chiffrement largement utilisé aujourd'hui.
L'équipe responsable de cette recherche s'appelle Frontier Red Team et fait partie d'Anthropic.
Aucune de ces faiblesses n'affecte directement les systèmes de chiffrement actuels, mais elles soulèvent des questions sur leur robustesse à long terme.
HAWK et ses limites
HAWK est un algorithme de signature numérique développé pour être résistant aux attaques des ordinateurs quantiques, une menace encore hypothétique mais prise au sérieux par les experts en cybersécurité.
Ces ordinateurs, s'ils voient le jour, pourraient casser de nombreux systèmes de chiffrement actuels grâce à leur puissance de calcul bien supérieure.
HAWK a été conçu pour éviter ce scénario en utilisant des principes mathématiques différents de ceux des algorithmes classiques.
Cependant, l'équipe d'Anthropic a identifié une faille dans HAWK, démontrant que même ce système post-quantique n'est pas infaillible.
Cette découverte ne remet pas en cause son utilité actuelle, mais elle montre que la recherche en cryptographie doit continuer à évoluer pour anticiper les futures menaces.
AES et sa version réduite
AES (Advanced Encryption Standard) est un algorithme de chiffrement symétrique, c'est-à-dire qu'il utilise la même clé pour chiffrer et déchiffrer les données.
Il est aujourd'hui le standard mondial pour sécuriser les communications et les données stockées.
Les chercheurs étudient souvent des versions réduites ou simplifiées d'AES pour tester de nouvelles attaques sans compromettre la sécurité des systèmes réels.
Anthropic a réussi à fissurer une de ces versions réduites, ce qui signifie qu'il a trouvé une méthode pour déchiffrer des données protégées par cette version simplifiée.
Cette découverte n'a pas d'impact direct sur les versions complètes d'AES utilisées en pratique, mais elle illustre la nécessité de poursuivre les recherches pour renforcer la sécurité des algorithmes existants.
Conséquences et réactions
Anthropic insiste sur le fait que ces découvertes n'ont pas d'incidence immédiate sur l'informatique actuelle.
Les faiblesses identifiées concernent soit des algorithmes conçus pour un futur hypothétique (comme HAWK), soit des versions simplifiées d'AES utilisées uniquement en recherche.
Cependant, ces résultats rappellent que la sécurité informatique est un domaine en constante évolution, où les progrès technologiques (comme l'arrivée potentielle des ordinateurs quantiques) obligent à repenser en permanence les méthodes de protection.
Les experts en cybersécurité soulignent que ces découvertes ne doivent pas être interprétées comme une alerte majeure, mais plutôt comme une étape normale dans le processus d'amélioration continue des systèmes de chiffrement.
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