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Colère sociale et vote de rupture : pourquoi la présidentielle de 2027 s’annonce explosive

<name>Arnaud Mercier, Professeur en Information-Communication à l’Institut Français de presse (Université Paris-Panthéon-Assas), Université Paris-Panthéon-Assas</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/arnaud-mercier-191758"/>· 22 octobre 2026

L’ESSENTIEL Les difficultés à boucler les fins de mois, le sentiment de déclassement ou d’insécurité alimentent la colère. Elle s’exprime par des manifestations pacifiques ou par des violences urbaines, comme le 17 octobre. Plusieurs partis, aux orientations opposées, savent mobiliser ce ressentime…

Résumé

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Colère sociale actuelle

La société française traverse une période marquée par une colère sociale intense, alimentée par des difficultés économiques quotidiennes comme les fins de mois difficiles, un sentiment de déclassement ou d’insécurité.

Cette exaspération s’exprime de deux manières : par des manifestations pacifiques ou par des violences urbaines, comme celles observées le 17 octobre.

Ces tensions ne sont pas nouvelles et rappellent les jacqueries de l’Ancien Régime, des révoltes paysannes souvent déclenchées par des pressions fiscales ou des crises de subsistance.

Aujourd’hui, cette colère est exploitée par plusieurs partis politiques, de toutes orientations, qui transforment le rejet des gouvernants en force électorale.

L’historien Jean Nicolas souligne que, sous l’Ancien Régime, la pression fiscale était la première cause de rébellion (39% des cas), suivie des crises alimentaires (17%).

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