Chevaux sauvages et brebis ne font pas que brouter : leurs crottes façonnent aussi les paysages
En Europe, les troupeaux d’élevage ont en grande partie remplacé les herbivores sauvages. Ce changement impacte l’ensemble des écosystèmes pâturés. Pour le mesurer, une étude a comparé le devenir des déjections de brebis, de chevaux domestiques et de chevaux sauvages sur un même territoire en Lozèr…
Résumé
Crottes, acteurs invisibles
Les excréments des chevaux sauvages et des brebis jouent un rôle bien plus important dans la nature qu’on ne le pense.
Longtemps considérés comme de simples déchets organiques, leurs crottes s’avèrent être des éléments clés dans la formation et la transformation des paysages.
En se décomposant, elles libèrent des nutriments essentiels comme l’azote, le phosphore ou le potassium, qui enrichissent les sols et favorisent la croissance de la végétation.
Ces nutriments agissent comme un engrais naturel, stimulant la pousse des plantes et modifiant ainsi la composition des écosystèmes.
Par exemple, dans les zones de pâturage, les crottes peuvent créer des micro-habitats où certaines espèces végétales se développent mieux que d’autres, influençant directement la biodiversité locale.
Ce phénomène illustre comment les animaux, même à travers leurs déchets, participent activement à l’équilibre des milieux naturels.
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